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14/08/2008

DIDIER PASAMONIK TOUS AZIMUTS

c703bd0a22cc33feeba91d91fd5ef6c1.jpgLe moins que l'on puisse dire est que Didier PASAMONIK, grand ami de la ligne claire, ne manque pas d'activités actuellement. Il est vrai qu’avec ses différentes casquettes - éditeur, journaliste, commissaire d’exposition, essayiste, conférencier, organisateur de forums sur la bande dessinée et j’en passe, il ne peut guère chômer. Qu'il me soit permis ici d'évoquer plusieurs de ses actualités.

En attendant avec impatience sa discussion à bâtons rompus avec Jean-Luc FROMENTAL sur la ligne claire d'Yves CHALAND pendant les rencontres CHALAND de NERAC en septembre prochain, je vous recommande la lecture du premier volet d'un article intitulé A la poursuite du Style Atome : Vers la Ligne claire qu'il vient de publier sur le site internet MUNDO BD. En sa qualité de co-fondateur des éditions Magic Strip avec son frère Daniel, il est parmi les mieux placés pour s'exprimer sur le sujet. A ne manquer sous aucun prétexte en attendant la deuxième partie de l’analyse qu’on espère prochainement mise en ligne 

Je vous invite également à lire Critique de la bande dessinée pure, son dernier ouvrage publié en juin dernier chez Berg International.

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Il s'agit d'un recueil revu et corrigé de plusieurs de ses "chroniques narquoises" publiées principalement pour la revue Suprême Dimension et le site d'information ActuaBD.com (dont Didier PASAMONIK est le directeur-adjoint). On sait Didier PASAMONIK particulièrement bien inspiré quand il s'agit de commenter l'actualité de la bande dessinée qu’il s’agisse des faits et gestes qui agitent le petit monde du 9ème Art ou bien des grandes tendances qui se font jour pour le medium. Ses chroniques nous confirment que l’auteur est un esprit libre qui ne s’embarrasse pas de dire tout haut ce qu’il pense, qui sait apporter de la contradiction quand elle s’avère nécessaire. Les différents écrits rassemblés ici évoquent plusieurs événements majeurs des années 2005 à 2007, des débuts de l'"invasion" des mangas à la surproduction du marché de l’édition BD, en passant par le regroupement industriel des grands groupes, l’évolution du festival d’Angoulême ou les enjeux de la mondialisation pour la bande dessinée. Il s’agit aussi pour Didier PASAMONIK de répondre à certains éditeurs, auteurs de la bande dessinée dite indépendante qui bénéficiant d’une reconnaissance exagérée auprès des médias et des institutionnels de la bande dessinée n’en acceptent que difficilement la contradiction. A ce titre, on ne peut que saluer son esprit critique et sa capacité salutaire à chambouler les jugements de valeur prônés par l’establissement médiatico-culturel.

Par ailleurs, en sa qualité de directeur depuis septembre 2007 de la collection Iceberg des éditions Berg, Didier PASAMONIK a édité au printemps dernier, Mai 68, Histoire d'un printemps, une bande dessinée sur les évènements de mai 1968 particulièrement remarquable et justement remarquée puisqu'elle a notamment été prépubliée en ligne sur les sites internet des quotidiens Le Monde et le Soir.

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Servie par le dessin épuré et très ligne claire du talentueux Alexandre FRANC (déjà évoqué sur ces pages pour son premier album, Les Isolés publié chez Paquet), un traitement en bichromie de la couleur s'inspirant des affiches de l'époque et un scénario à la fois pédagogique et fort plaisant de l'historien Arnaud BUREAU, cette bande dessinée est à découvrir absolument (voir le site mai68-labd.com/).

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Espérons que dans le cadre de ses fonctions éditoriales, Didier PASAMONIK nous propose d’autres belles créations dans les prochains mois. On sait déjà que Uri FINK, figure marquante de la bande dessinée israélienne publiera à l’automne dans cette collection un ouvrage intitulé Israël-Palestine : Chronique d’une survie entre guerre et paix . A suivre de près.

Sans vouloir prétendre à l'exhaustivité, on relèvera aussi que Didier PASAMONIK participe actuellement à la réédition de l’Histoire des 3 Adolf d’Osamu TEZUKA aux Editions Tonkam en cosignant avec Kosei ONO – ami et disciple de TEZUKA - l’appareil critique accompagnant le nouveau tirage de cette importante bande dessinée du maître japonais.

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471d714b407f413b01de8dc01d3dd3ab.jpgEnfin, on notera avec intérêt l'implication de l'ami PASAMONIK dans l'organisation du programme d'expositions de BRUXELLES BD 2009, l'année spéciale consacrée à la BD porté par le gouvernement de Bruxelles-Capitale dont nous aurons très certainement l'occasion de reparler sur ces pages et dont on peut découvrir l'avant-programme sur le site brusselcomics.com. On retiendra dès à présent une exposition consacrée aux regards croisés de la bande dessinée belge ainsi qu'une autre sur la période la plus ligne claire de Willy VANDERSTEEN, créateur d’exception malheureusement trop peu connu en France.

Le portrait de Didier PASAMONIK qui ouvre cette note est dessiné par Alexandre FRANC

22:35 Publié dans Pasamonik | Lien permanent | Commentaires (2)

28/07/2006

REMEMBER MAGIC STRIP

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Les frères PASAMONIK (Daniel debout et Didier assis)Photographie de Jo CLAUWAERT

Créées en 1979 par les frères PASAMONIK, les éditions MAGIC STRIP ont marqué durablement les amateurs de "klare lijn" par leurs publications de haute qualité qu'il s'agisse de l'édition de classiques alors inédits en albums ou épuisés (VANDERSTEEN, DE MOOR, FRANQUIN, WILL, SLEEN...), de monographies et d'ouvrages critiques, brillants et novateurs, signés Benoît PEETERS, Thierry GROENSTEEN ou Bruno LECIGNE, de collectifs inoubliables tel L'EXPO 58 OU LE STYLE ATOME et bien évidemment de nombreux albums de la jeune garde de l'époque (CLERC, CHALAND, TORRES,...) notamment dans le cadre de la fameuse et désormais mythique collection Atomium 58.

En 1984, dans un édito dynamique à souhait, les responsables de MAGIC STRIP annonçaient la couleur : "MAGIC STRIP n'a pas de message à proposer au bon peuple. Ce sont nos auteurs qui en ont, ou qui n'en ont pas. Notre seul travail est de rendre leurs propos nouveaux, intenses, surprenants, séducteurs... Notre travail est ni plus ni moins de suivre le mot d'ordre de PICABIA : "il faut violer le public dans des positions rares !". Et pour ce faire, nous avons tout un arsenal d'armes terrifiantes, destinées à affoler un à un tous vos sens... La plus terrible - c'est notre arme secrète ! - c'est la séduction."

Retour sur une aventure éditoriale diablement séduisante avec Didier PASAMONIK, co-créateur des Editions MAGIC STRIP, qui nous livre également son point de vue éclairé sur la bande dessinée contemporaine.

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Klare Lijn International : Dans quel contexte avez vous créé Magic-Strip ?

Didier PASAMONIK : La maison d'édition a été créée en novembre 1979 par mon frère Daniel (décédé en 1995) et moi-même. Auparavant, nous avions été directeurs de collection chez Bédéscope où nous avions édité Jacques LAUDY, Bob De MOOR, Raymond REDING, etc. Ensuite, en rupture avec Bédéscope, nous nous sommes associés avec le (futur) cinéaste Jan BUCQUOY pour créer les éditions Jonas où nous retrouvions LAUDY et Bob DE MOOR. Jan n'avait pas une vision de l'entreprise qui cadrait avec la nôtre et nous nous sommes quittés bons amis. Au printemps 1979, mon frère et moi reprenions la librairie Chic Bull à Bruxelles. En novembre, nous publions notre premier ouvrage : Tom Colby, signé CUVELIER, HERGE et JACOBS. Nous avions vingt ans.

KLI : Quels étaient vos objectifs dans le paysage éditorial de l'époque ?

DP : Nous nous insérions dans une tendance qui était un retour des valeurs classiques, comme référence des nouvelles générations, basée sur une culture BD qui était en train de naître, avec notamment les revues Phénix et Les Cahiers de la Bande Dessinée. Notre librairie avait une clientèle de collectionneurs de Dupuis-Lombard. Notre apport a été de mêler modernité et tradition. Comme Michel DELIGNE puis Futuropolis le faisaient par ailleurs, avec des perceptions différentes.

KLI : Pourquoi la ligne claire occupait une place principale dans votre catalogue ?

DP : C'était un concept idéal qui alliait modernité et tradition. Souvenez-vous, même TARDI louchait du côté d'HERGE et de JACOBS. Et puis, c'était notre culture. Nous baignions dedans. C’était un concept dans l’air. Nous l’avons réifié.

KLI : Quelles étaient vos motivations en créant la collection Atomium ? Qui a eu l'idée de la maquette de la collection, de la présentation par un autre auteur en 4ème de couverture...? Comment se faisait le choix des dessinateurs ? Vous les démarchiez ou ils venaient frapper à votre porte ?

DP : Le concept de Ligne Claire était trop attaché à HERGE, non sans raison d'ailleurs. Nous cherchions à en élargir le concept, de façon à ce que des éléments aussi hétérodoxes que le travail de FRANQUIN, de JIJE, de TILLIEUX, ou celui de Serge CLERC et de CHALAND puissent être harmonieusement associés. D'où la collection Atomium qui intervenait opportunément puisque le monument fêtait en 1983 son 25ème anniversaire. C'était la clé de toute cette production sixties.

Nous avons immédiatement théorisé ces concepts en publiant l'ouvrage "LES HERITIERS D'HERGE" de Bruno LECIGNE et l'ouvrage collectif "L'EXPO 58 ET LE STYLE ATOME". Les éditions de luxe de Modeste & Pompon de FRANQUIN étaient habillées par Lucien DE ROECK, le propre graphiste de l'Expo 58 qui en avait créé le logo et l'affiche 25 ans auparavant. Pour le lancement, nous avions retrouvé des Atomiums mécaniques et des pins originaux de l’expo 58. Les trois premiers volumes de la collection ont été lancés avec ces objets qui étaient des « antiquités » achetées à vil prix dont des stocks pléthoriques existaient encore.

Le dos toilé faisait référence aux collections du Lombard, une référence que nous avions déjà utilisée avec succès pour la collection Prestige de Bédéscope avec "LE VOLEUR DE BAGDAD". Le concept a été élaboré en relation avec notre ami Yves CHALAND, un familier de la maison, que nous avions conseillé pour "BOB FISH" et "LE JEUNE ALBERT". Notre intervention a seulement consisté à enrichir ses scénarios de détails bruxellois signifiants. Le logo a été créé par Ever MEULEN, un graphiste flamand nourri de bande dessinée belge et qui n’était pas encore une star internationale. Le papier à lettre de Magic-Strip avait été créé par Joost SWARTE. On baignait là-dedans tous les jours. Joost habitait Bruxelles à ce moment-là, nous le voyions quasi quotidiennement. J'ai eu l'idée de la présentation croisée entre auteurs. Joost a présenté le travail de Daniel TORRES, par exemple. Les auteurs, on allait souvent les chercher. J'ai été jusqu'à Valence pour rencontrer Daniel TORRES, à Vienne pour voir Chris SCHEUER. DUPUY et BERBERIAN publiaient en Belgique, on les a rencontrés grâce à Jean-Claude de la ROYERE de la revue Aïe !, si je me souviens bien. François AVRIL ou Marcelino TRUONG sont venus nous voir.

KLI : N'avez vous pas le sentiment d'avoir été quelque part l'incubateur de la nouvelle ligne claire des années 1980 avec des bandes dessinées désormais mythiques et des ouvrages comme "L'EXPO 58", "LES HERITIERS D'HERGE", "LES BIJOUX RAVIS" qui servent encore aujourd'hui de références incontournables pour l'amateur de ligne claire ?

DP : Je me méfie de ce genre d'autosatisfaction rétrospective. Un livre, c'est la rencontre entre des personnes et des envies. Je crois que les personnes importantes, ce sont les auteurs. Magic-Strip a été un moment pour toute une série de gens. Eric VERHOEST (le nouveau patron de l'éditorial chez Dupuis) ou Thierry TINLOT (l'éditeur actuel de Fluide Glacial) ont fait leurs débuts chez Magic-Strip. DUPUY-BERBERIAN, Thierry GROENSTEEN, Stéphan COLMAN, ou François AVRIL ont publié leurs premiers livres chez nous. Ce qui rend rétrospectivement cette rencontre précieuse, c'est surtout parce que maintenant, ils ont une belle carrière derrière eux. Mais cela, nous n'en sommes pas les responsables, ils le doivent surtout à leur talent. Plus tard, dans d'autres circonstances, j'ai été le découvreur en France de Paul POPE ou des frères COUDRAY. Je n'en suis pas moins fier.

KLI : Avec le recul, quelle est votre plus grande fierté par rapport à l'aventure Magic-Strip ? Avoir constitué un catalogue moderne et cohérent qui a très bien vieilli avec d'un côté, les rééditions d'auteurs belges "classiques" comme FRANQUIN, DE MOOR ou VANDERSTEEN et, de l'autre, une nouvelle génération de dessinateurs et de critiques ? Avoir mis en relation des auteurs de différentes générations ? Avoir participé à l'évolution de créateurs en les ouvrant à une forme de belgitude ?...

Cohérent, c'est beaucoup dire. Moderne, je ne sais pas. Il y a toujours, dans ce que nous faisions, dans ce que je fais aujourd'hui, un intérêt pour une certaine forme de culture BD ouverte sur le monde, sur toutes les tendances. En 1984, nous avons publié "UN CONTRAT AVEC DIEU" de Will EISNER en yiddish. On a passé à Bruxelles des moments inoubliables avec le grand dessinateur américain, fondateur de l’industrie du comic-book. Mais cela ne s'est pas fait sans problème. Nous perdions de l'argent. Nous avons mis des années à rembourser les dettes.

KLI : Quelles sont les raisons de l'arrêt de Magic Strip au début des années 1990 ?

Pour moi, Magic-Strip s'arrête en 1987. Notre diffuseur, Maître du Monde avait déposé son bilan en nous laissant une ardoise impayée trop grande pour qu'on puisse y faire face. Nous n'avions pas d'autre solution que de vendre. J'avais dit à mon frère: "Soit on est racheté par un gros éditeur, et je reste. Si c'est un petit, je me casse." C'est Loempia, un petit éditeur flamand qui a repris la boutique. Mon frère est resté jusqu'en 1990, il n'avait pas le choix. Ensuite, il a participé au lancement des éditions Helyode. Quant à moi, j'avais essayé de vendre Magic-Strip à Hachette. Il ne se sont pas intéressés au produit, mais à l'acheteur, et je me suis retrouvé à la tête des Humanoïdes Associés en février 1988. J'en étais le premier surpris.

KLI : Avez vous le sentiment d'avoir vécu un moment béni de l'édition en bande dessinée, celui d'une époque où l'on pouvait finalement tout se permettre ? Quel regard portez vous sur l'évolution de la bande dessinée depuis cette période, que ce soit en terme de création ou d'édition ? Est-ce que finalement on a pas perdu en fraîcheur et spontanéité même dans la bande dessinée dite indépendante ?

DP : Il faut remettre les choses à leur place. L'époque n'était pas si bénie que cela quand arrivait le moment de payer les factures. Deligne, Futuropolis, Artefact, même Glénat... Ils en ont tous bavé. Seul GLENAT a surnagé car, dans son registre, il avait sans doute plus de talent que les autres. Un bon éditeur ne se double pas forcément d'un chef d'entreprise. GLENAT cumulait ces deux talents, comme ceux qui ont suivi : Guy DELCOURT, Mourad BOUDJELLAL, Dominique VERET et Tonkam... Je suis admiratif de leur parcours. Je ne pense pas qu'on ait perdu de la fraîcheur. Le métier a en ce moment une vitalité extraordinaire, ne fut-ce que dans le secteur des mangas. Frédéric NIFFLE, Thierry GROENSTEEN et l’An 2, IGORT et Coconino Press, Jean-Luc FROMENTAL et Denoël Graphic, Frémok, La Cinquième Couche, les Requins Marteaux, même Mosquito ... font un travail extraordinaire, bien plus important que ce qu'on a pu faire dans les années 1980. C'est aujourd'hui, l'âge d'or ! Sans parler de son rayonnement grâce à l’Internet. Si votre allusion aux Indépendants fait référence à mes échanges musclés avec Jean-Christophe MENU de l’Associaton et Jean-Louis GAUTHEY de Cornélius, il n'est pas dirigé contre leur travail qui a joué un rôle historique. Je suis juste irrité par un culte de la personnalité de la part d'un éditeur qui instrumentalise le talent de ses auteurs pour alimenter ses polémiques et une propension boutiquière au dénigrement. Je suis de ceux qui pensent que l'éditeur joue un rôle mais que c'est quand même l'auteur qui compte. Aujourd'hui, c'est Jules VERNE qui subsiste, pas Hetzel. Restons modestes.

KLI : Quelles différences voyez vous entre les jeunes dessinateurs du début des années 1980 et ceux dits de la "nouvelle bande dessinée" ? N'étaient-ils pas plus naturels, moins "intellos", plus rocks, plus simples, plus respectueux de tous les styles de bande dessinée... ?

DP : C'est un faux débat. Je vous assure que Joost SWARTE est un fieffé "intello", comme vous dites. FOERSTER, dans le domaine du fantastique est un véritable savant. Joann SFAR est extraordinaire de curiosité et de générosité créatrice. J'adore son travail. David B est un génie. J'aime beaucoup la sensibilité de Marjane SATRAPI. J'aime autant TRONDHEIM que LARCENET. Emile BRAVO (publié dans la collection Atomium) m'a toujours été un auteur agréable. Je ne cherche pas à créer des barrières entre les générations, au contraire. Je crois qu'il y a un raidissement à cause d'une situation inédite du marché liée à l'émergence des mangas. Certains s'accrochent à des privilèges qu'ils cherchent à ériger en dogmes. Le dogmatisme, voilà l'ennemi.

KLI : Quels sont vos derniers coups de cœur en Ligne Claire ? Pourquoi ?

DP : Je n'ai pas de critères pareils, mais on peut créer des familles. Pour moi, on peut classer Chris WARE et TEZUKA dans la Ligne Claire. L'un et l'autre sont des génies. Le redécouverte de TEZUKA a été pour moi un choc. Pas tellement graphique, surtout scénaristique. Comment a-t-on pu passer à côté d’un tel génie, si longtemps ?

KLI : Plus globalement, comment voyez vous l'avenir pour la bande dessinée "klare lijn" ?

DP : Ce vocable est une lecture commode et structurante d'un certain genre de bande dessinée dont les registres sont proches. Il faudrait peut-être aujourd'hui en repenser l'approche théorique. Pour paraphraser Léo FERRE, je dirais: "Critiques et historiens, à vos papiers!"

Didier PASAMONIK, spécialiste reconnu de la bande dessinée, est aujourd'hui journaliste. Il distille son savoir dans diverses publications mais aussi sur les ondes et sur internet via son site personnel et ACTUABD, le premier site francophone d'information de la bande dessinée, site qui propose actuellement un entretien avec Ever MEULEN et une analyse de son oeuvre que je ne saurais que vous recommander très chaudement !

Par ailleurs, vous trouverez un site très complet et fort bien fait sur MAGIC STRIP et plus particulièrement la collection Atomium 1958 à l'adresse suivante : http://perso.orange.fr/f.sirven/

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Les Frères PASAMONIK par Yves CHALAND

Copyright illustrations MAGIC STRIP et les dessinateurs

16:05 Publié dans Pasamonik | Lien permanent | Commentaires (3)