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18/08/2013

ENTRETIEN AVEC DELIUS

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Illustration pour le Cherche Midi 

C’est en 2011 que nous avons découvert le blog de Delius, un illustrateur et auteur de bandes dessinées oeuvrant surtout dans la communication.

Attiré par son graphisme ligne claire tout à la fois sobre et élégant, nous sommes rentrés en contact avec lui et, de fil en aiguille, avons eu l’idée de mettre en avant ses créations au travers d’un entretien. 

Nous avons le plaisir de vous le proposer ci-dessous en vous invitant bien évidemment à visiter le blog de Delius - delius-dessinateur.blogspot.fr - qui vous donnera un large aperçu de ses aspirations graphiques dont vous trouverez un premier aperçu dans les dessins repris ici.

Un grand merci à Delius pour sa disponibilité et sa gentillesse dans le cadre de la préparation et de l'illustration de cet échange.

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Hommage à Tati et à l'Atomium

Klare Lijn International : Pourriez-vous vous présenter ?

Delius  : Dessinateur Français, quadra, je le confesse (ma coquetterie dût-elle en pâtir), je vis en province entre Paris et Bruxelles en compagnie de ma femme (coloriste) et de ma fille Victoire.

KLI : Pourquoi ce blog ?

D : Ce blog, à l’instar d’une galerie, m’offre le loisir de m’exprimer en toute liberté, sans astreinte mercantile d’aucune sorte ni cahier de charge singulier autre que le cadre que j’aurai moi même volontairement fixé.


L’idée m’est venue de rendre hommage aux artistes influents de disciplines variées (diaspora concomitante du monde de l’architecture ou du design, de la peinture, du cinéma ou encore de la littérature) qui m’ont inspiré et dont la filiation n’apparaît pas toujours d’évidence.


La logique voudrait que je poursuive ce travail par la mise en ligne de courtes histoires de bande dessinée. J’ai mille projets mais je cultive un dilettantisme (doublé d’un perfectionnisme qui frise la maniaquerie...) n’autorisant de facto que peu d’entre eux à voir le jour...  

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Hommage à l'une des figures du Bauhaus

KLI : Avez-vous déjà publié un recueil de vos illustrations ?

D : Il n’existe actuellement pas de recueil reprenant mon travail d’illustrateur, je n’ai encore effectué aucune démarche en ce sens même si l’idée m’a naturellement effleuré l’esprit.

KLI : Quel a été votre parcours ? 

D : Parallèlement à mes fiévreuses investigations d’amateur de bande dessinée et d’illustration, il devenait pressant d’envisager d’aborder plus concrètement mes aspirations d’apprenti dessinateur (d’autant que l’élève calme et pondéré que j’étais se piquait d’impertinence en multipliant ses expériences graphiques dans la marge de ses cahiers de collégien au désespoir conjoint de mes parents et enseignants révérés).

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Illustration de 1996

C’est cependant par la grâce d’un professeur de dessin inspiré (Serge Dutfoy, providentiel pédagogue et musicien de Jazz émérite) que je fus convié à me présenter aux concours d’admission de diverses écoles d’Art et trouvait in fine, refuge aux Beaux Arts (ou je devais d’ailleurs briller par mes absences coutumières, à tort sans aucun doute...).J’y découvris néanmoins de séduisants cours d’architectures (dont la dispensatrice de bienfait ne l’était pas moins) où la révélation du Bauhaus exerça sur mon travail une influence profonde et une relecture éclairée des référents architecturaux si chers à Joost Swarte, Ever Meulen, Serge Clerc, Yves Chaland, Daniel Torres ou Ted Benoît. Nonobstant mes unités de valeurs de fin d’année, je commençais à visiter quelques rédactions sous la férule et le soutien indéfectible de mon précepteur susmentionné et parvins finalement à placer mes premiers dessins. 

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Premières publications

KLI : Quels sont vos travaux publiés à ce jour ?

D : Didier Pasamonik m’a commandé quelques affiches à mes débuts via son Agence DPC Agency et Yann Rudler m’a sollicité pour diverses planches (UNESCO, TV5, Fétiches, livre hommage à Hergé).

En presse, j’ai fait mes premiers pas aux éditions Fleurus (Fripounet, Triolo) , Bayard (I love English, Enfant magazine) puis Hachette. J’ai également collaboré ponctuellement avec le groupe Express Expansion (L’entreprise) ou encore la revue de vulgarisation scientifique La Recherche.

Quelques ouvrages pédagogiques et para scolaires (Anglais et Allemand) illustrés pour les éditions Hachette, les éditions Nathan ou les éditions Klett à Stuttgart, une participation sporadique au mensuel Chut ! Je lis sur un texte de Béatrice Nicodème L’étrange musique de nuit (Numéro 9, Juin 1995, au siècle dernier !).

L’écrivain Jack Chaboud et le scénariste Rodolphe m’accorderont respectivement le bénéfice de leur plume en renfort sur divers ouvrages de commande publicitaire ou de sensibilisation pédagogique. Un premier épisode de bande dessinée sur scénario de Dieter, Le temps des copains fut publié dans Triolo, peu avant la disparition du bimensuel.

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Portrait de Thierry Taittinger pour Senso

Par ailleurs, bien que circonspect dans l’exercice des servilités mercenaires de l’œuvre de commande, j’ai accueilli avec grand plaisir la demande de portraits du magazine Senso en 2004, qui offrait aux dessinateurs et prestigieuses plumes un merveilleux et exigeant support d’expression. Les illustrations réalisées pour la revue s'échelonnent entre le numéro 13 paru en 2004 et le numéro 27 en 2007. J’y dresse quelques portraits pleine page notamment la rubrique Ils lisent SENSO avec entre autres celui de Guillaume Pepy, L’homme pressé rédigé par Alexandre Kauffmann (Numéro 26, Octobre 2006).

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Portrait de Guillaume Pepy dans Senso

C'est vraisemblablement cet exercice de style qui sera à l'origine un peu plus tard du concept de mon blog.

KLI : Quels sont vos travaux en cours ?

D : Récemment mon attrait pour l’architecture m’a enjoint à me rapprocher d’une célèbre fondation d’un grand maître Architecte des années 20, (sous la tutelle implicite de Guillemette Morel-Journel), afin de travailler sur un roman graphique qui présenterait l’auteur au travers de quelques réalisations emblématiques assez méconnues du grand public. Cela me permettra de lier mes centres d’intérêts formels à une trame scénaristique dont l’objet devrait circonvenir mon indolence naturelle (Ce sera bien le Diable si je n’en viens pas à bout !).

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Hommage à Le Corbusier et Charlotte Perriand

Les années d’après guerre 20-30 et 50-60 sont d’une extraordinaire fécondité artistique, (architecture, design industriel, art pictural, littéraire) et au regard du labeur qu’impose la réalisation d’une bande dessinée, il me semblerait très difficile d’investir une autre période. Il en va de même envers la psychologie des protagonistes, il n’est rien de plus convenu que d’évoquer ces époques en plaquant sur les personnages un regard contemporain parfois incriminant, arbitraire dont l’effet de mise à distance induit, m’interdit alors toute proximité, toute empathie. Ce sont là d’ailleurs les limites avérées du pastiche ou de la parodie (que je considère comme une impasse) qui infléchissent davantage mes choix vers une approche plus novatrice (la Graphic Novel, par exemple) dont François Rivière et Floc’h ont su établir avec distinction les structures désormais référentielles d’un nouveau genre.


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Portrait d'Hergé

KLI : Pourriez-vous nous éclairer sur vos influences graphiques ?



D : C’est définitivement Hergé, par la découverte de son œuvre maîtresse à mes yeux, L’affaire Tournesol, qui incarne le corpus fondateur de ma vocation de dessinateur et de son expression par la Ligne Claire. Ce précieux opus exerce sur moi, encore aujourd’hui, une fascination invariable, une redécouverte permanente et je m’y ressource d’ailleurs quasi quotidiennement. La pureté de la ligne, le savant dosage de réalisme et de stylisation, la fraîcheur et l’intelligence de la mise en couleur, la lisibilité graphique et narrative de l’ensemble sont pour moi une leçon d’auteur intemporelle à laquelle je m’efforce de souscrire dans la mesure de mes modestes dispositions. Enfant, mes explorations de lecteur passionné m’enjoignirent à découvrir l’école de Marcinelle et la constellation des parangons de la bande dessinée belge, les admirables Tillieux, Will, Piroton, Jidéhem, Vandersteen, l’énigmatique Monsieur Barelli de Bob de Moor, le Spirou de Franquin et enfin, non des moindre, l’extraordinaire Edgar Pierre Jacobs pour ne citer là que les principaux.

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Contribution au collectif Fétiches en 1991 

Ma pré adolescence fut baignée par de nouvelles influences dont le cousinage avec la Ligne Claire demeurait néanmoins le dénominateur commun, de Jack Kirby à Dick Matena en passant au débotté par l’illustre Alex Toth, steve Dikto, Géo Mc Manus ou encore le talentueux Roberto Raviola alias magnus. Le florilège d’auteurs incomparables qui émergea au cœur des années quatre-vingt (Néo classicisme du divin tandem Floc’h & Rivière au post modernisme érudit de Joost Swarte) accompagnant le regain de la “nouvelle” Ligne Claire acheva de me convaincre que l’héritage des grands maîtres avait trouvé sa voie exerçant ainsi à mon endroit son auguste magistère graphique.

Du Testament de Godefroid de Bouillon à A la Recherche de Sir Malcom en passant par Berceuse électrique, je dévorais alors ces mirifiques créations avec une jubilation toute juvénile, bien aise de me retrouver en terrain connu par le dessin mais en terre inconnue quant aux aspirations scénaristiques ambitieuses (aux visées plus adultes) de ces prolixes héritiers. L'ascendant de ces virtuoses ne s’étant d’ailleurs pas démenti depuis :  Walter Minus et son rigoureux travail de trames initial pour Magic Strip, Yves Chaland avec Adolphus Claar, plus récemment Mike Allred et son univers référenciel décalé, Cory Walker ou Chris Ware, assurément.

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Illustration pour la revue Urbanisme

KLI : Etes-vous plus sensible à l’image isolée ou bien à la planche ?

Je m’emploie, de facto, à conserver l’harmonie plastique de mes planches dans le respect et l’admiration de mes illustres devanciers. J’affectionne l’idée que chaque case puisse exister indépendamment de son contexte, de façon autonome, à l’aune des compositions emblématiques majeures d’Edgar Pierre Jacobs (dans le tome I du Mystère de la grande pyramide) ou de l’art conceptuel de Floc’h dont le parcours et la rigueur infaillibles en représente le modèle le plus achevé. Joost Swarte a su lui aussi tenir son style à maturité avec une rigueur, une maîtrise qui ne laisse pas de m’impressionner. Il suffit de se replonger dans son opus Leporello aux éditions Glénat pour n’en point douter. Un dessin signé de 1986 garde sa constance, sa force graphique et ne diffère en rien d’un dessin de 2006, ce qui en soit est devenu une gageure qui tend à démontrer, s’il en était toujours besoin, le défi à l'usure du temps et l’excellence du trait qu’offre la Ligne Claire à la délectation esthétique du lecteur.

Enfin, la stylisation géométrique du Bauhaus, avec l’étourdissant Ever Meulen, dans ses multiples variations néo-cubistes et ses audacieuses compositions mâtinées de surréalisme m’invite à faire mien le glorieux adage : “ Use the mood of the past to rewire your brain for the future ”. Voilà, la messe est dite (pas dans la langue de Balzac, à mon grand regret mais une fois n’est pas coutume!).

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Hommage à Mondrian

KLI : Vous semblez aussi développer une accointance avec la peinture. 

D : Bien que fidèle à mes fondamentaux (la ligne claire magistrale d’un Harry Beckoff, les magnifiques illustrations de Peter Arno, les peintures époustouflantes de Joseph Christian Leyendecker ou Bernard Boutet de Monvel), mon travail ne me semble cependant pas exempt de mimétisme avec la démarche de la figuration narrative ou du Pop Art. J’évoquerai le peintre Erro et ses majestueux collages revisitant toute une mythologie contemporaine, (Andy Warhol en tête de file, Roy Lichtenstein, immanquablement).

Les portraits de Christian Schad aussi et la nouvelle objectivité dans les années vingt m'ont sensiblement inspiré pour le blog, plus proches de nous les compositions archétypales du photographe Lothar Wolleh ainsi que celles du peintre plasticien Tim Eitel en écho...

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Illustration pour le Cherche Midi

KLI : Cherchez-vous à trouver un style original et une voie personnelle, à vous défaire de toutes ces influences ?

D : Ma Ligne Claire est le syncrétisme de mes lectures d'enfance, consubstantielle à moi-même, j'en revendique donc les filiations, je me plais et me complais à partager cet heureux héritage avec mes pairs; m'efforce de leur rendre hommage en perpétuant une certaine tradition (agrémentée, je l'espère d'une discrète singularité). Rien ne saurait me ravir davantage que de partager ce précieux lignage, je crains en définitive de n'être pas encore en mesure de tuer le père.

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Hommage à l'architecte Antoine Courtens

KLI : Vous privilégiez l’ordinateur pour vos créations ? Pourquoi ?

D : Si mes premières circonvolutions graphiques devaient se coucher avec humilité à l’encre de chine sur le fameux papier “Zanders Parole”, l’avènement de l’informatique marqua dans mon travail une évolution radicale et un soulagement notable. Oublieux des mises en couleur sur bleu inactinique, de la frisquette laborieuse pour aérographe, des découpes alambiquées de trames “Letraset” et autres privilèges de même nature, l’ordinateur nous accordait désormais toutes les audaces. Dans ma pratique actuelle du dessin, je conserve toutefois une approche des personnages et des éléments organiques traditionnelle (généralement au crayon gras rehaussé de mine bleue) sur un papier lay-out assez fin, que j’encre rapidement à la table lumineuse (afin d’en préserver la spontanéité) avant que de le scanner et de l’intégrer aux décors qui échoient, cette fois, à la palette graphique directement sur Photoshop. Les planches et illustrations se trouvent donc déstructurées, décomposées en une pluralité de calques hétéroclites offrant de pléthoriques possibilités d’adaptation, de cadrage, de colorisation. Je m’efforce bien sûr d’éviter soigneusement la tentation de l’esbroufe et de faire bonne mesure de l’usage et des effets qu’offrent les logiciels, fidèle disciple en cela des commandements hergéens que j’applique religieusement.



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Hommage à Rietveld

KLI : A quand la première bande dessinée signée Delius ?

D : Le dessein en est tellement ambitieux qu'il pourrait bien ne jamais voir le jour. Plus sérieusement, il conviendrait que mes aspirations convergent adroitement avec un talentueux homme (ou femme) de plume que la nonchalance du dessinateur ne rebuterait pas. Les propositions que l'on m'a courtoisement adressée jusqu'ici m'ont parfois semblé trop "écrite" ou encore trop éloignées de mes préoccupations esthétiques privilégiées, m'offrant un cadre d'expression un peu étroit, j'aurai probablement le désir de participer à la construction du récit, bref, la rencontre n'a pas encore eu lieu.

Si je me réfère à mes plaisirs de lecteur, j'en déduis que mon penchant pour le roman psychologique (la recherche Proustienne en prédilection) et la célébration du quotidien l'emportent sans conteste sur le récit de genre, seule l'aventure intérieure, me semble attractive...

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Villa Paul Poiret - Illustration sépia

J'affectionne tout particulièrement les figures intangibles et immuables (coordonnées préférentiellement au stylisme prodigieux de l'entre deux guerres s'entend). A ce titre j'ai été enchanté par le travail d' Antonio Lapone et Régis Hautière sur Accords sensibles aux éditions Treize Étrange. Préalablement le chef d'oeuvre de Jiro Taniguchi, L'homme qui marche m'avait transporté d'extase. Je citerai aussi l'excellent Originals de Dave Gibbons, un bijou d'introspection infiniment personnel transcendé par un univers onirique subtil en monochrome gris et le très poétique Là où vont nos pères de Shaun Tan chez Dargaud, absolument magistral.

KLI : Des expositions en perspective ?

D : Voilà une idée à creuser, en effet. Je pourrais être tenté par une exposition de dessins originaux issu du blog si ce n'est qu'il n'y a plus a proprement parler d'originaux, l'idée d'exposer les crayonnées me convaincrait assez.

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Illustration pour le Cherche Midi

Illustrations copyright Delius

13/08/2013

FLOC'H : AVANT-GOUT D'INVENTAIRE

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Nous vous l’annoncions en mai dernier dans notre note consacrée à Villa Mauresque. Cela se confirme. Inventaire, le prochain ouvrage de Floc’h aux éditions de La Martinière, est annoncé pour la rentrée.

Nous avons eu le plaisir de découvrir son contenu en avant-première.

Comme son titre l’indique, ce livre de 220 pages propose un parcours chronologique dans l’œuvre de l’artiste (bandes dessinées, livres d’images, couvertures de romans, illustrations pour la presse, publicités, affiches de cinéma, portfolios, sérigraphies…).
 
Il a pour fil conducteur un texte signé Jean-Luc Fromental. Issu de conversations entre ce dernier et Floc’h, il donne à lire les commentaires choisis du dessinateur-illustrateur sur ses quarante années de création.
 
Richement illustré et savamment mis en page, le livre offre à voir le style Floc’h dans toute sa magnificence. Du grand Art !
 
Plutôt que de vous en donner un aperçu trop partiel, nous vous laissons le plaisir de découvrir par vous-même ce très bel ouvrage, le 19 septembre prochain, chez votre libraire préféré !
 
PS : La lecture d'Inventaire pourra être utilement complétée par celle de The Ultimate Interview, le long entretien avec Floc’h que nous avions eu le plaisir de vous proposer en 2009.
 
Illustration copyright Floc'h & La Martinière

08/07/2013

EXEM ET LE RETOUR DES AVENTURES DE LA LIGNE CLAIRE

Nous avons le plaisir de vous annoncer la reprise de la formidable exposition ligne claire du dernier BD-FIL de Lausanne par le Cartoomuseum de Bâle (Suisse), du 26 octobre 2013 au 9 mars 2014.

L'exposition sera toujours menée de mains de maîtres par le duo de commissaires Ariel Herbez et Jean-Marie Derscheid avec le précieux concours graphique d'Exem.

Anette Gehrig, la directrice du Cartoonmuseum et Exem nous ont donné leur accord pour vous dévoiler en avant-première les trois projets du dessinateur suisse pour l'affiche de cette nouvelle exposition. Un grand MERCI à eux !

C'est donc avec grand plaisir que nous vous les présentons ci-dessous.

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Projet 2 Cartoomuseum Exem.JPG

Projet 3 Cartoomuseum Exem.JPG

Quel sera celui retenu ?

A n'en pas douter, nous le saurons bientôt sur le site d'Exem ou sur celui du Cartoonmuseum

Copyright illustrations Exem & Cartoonmuseum 

03/07/2013

SOUTENEZ MATTY GROVES !

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Klare Lijn International vous invite à contribuer, soutenir, rendre possible un beau projet porté par le dessinateur Philippe Dupuy et l'écrivaine, scénariste et réalisatrice Loo Hui Phang.

Il s'agit de permettre le financement du prochain clip de Moriarty, Matty Groves, qui sera réalisé par Loo Hui Phang et dans lequel Philippe Dupuy mêlera son dessin aux images tournées avec des comédiens.
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Rendons ensemble ce film possible en participant à la collecte ouverte sur le site de financement participatif : http://www.kisskissbankbank.com/matty-groves

Notez qu'il y a plein de contreparties en fonction des dons : des CD, des LP, des invitations à des concerts, mais aussi des tas de dessins originaux ayant servi à l’animation, etc… le tout signé. Et pour tous, son nom dans les remerciements au générique.
 
Dépêchez-vous ! La collecte se termine le 22 juillet.
 

01/07/2013

DES NOUVELLES DE CHRISTIAN CAILLEAUX

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Heureuse surprise dans les kiosques ! Le numéro 4 de la revue trimestrielle Long-Cours, à la frontière du livre et du magazine, nous propose Singapore Sling, une bande dessinée en 10 planches de Christian Cailleaux mettant en scène sa découverte de Singapour.
 
Nous avons profité de cette publication pour poser quelques questions au dessinateur-voyageur.

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Klare Lijn International : Si je ne m'abuse vous n'aviez rien publié depuis Les Longues Traversées. Exact ?

Christian Cailleaux : Effectivement, depuis la publication des Longues Traversées je ne contribue pas à la saturation des rayons de librairies !
 
KLI : Est-ce que Singapore Sling est une avant-première, l'un des récits d'une prochaine bande dessinée à paraître ?

CC : Singapore Sling fait suite à un séjour que j'ai effectué à Singapour l'an dernier, mais à priori cette seule publication dans Long-Cours en attestera. Je ne compte pas en rester là dans l'évocation de l'Asie du Sud-est, mais il n'y a rien de concret. Ni d'autre contribution à Long-Cours de prévue.

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KLI : Que nous préparez vous pour les prochains mois ?
 
CC : Pour l'heure, je mets la dernière main au long BD-Reportage qui sera publié en septembre dans le N°1 de La Revue Dessinée : 
Sur le même sujet, 4 double-pages illustrées de dessins et photos seront publiées avec un texte original dans le numéro d'été (juillet-août) du magazine Marine & Océans : http://www.acoram.fr/lassociation/la-revue-m-o/marine-oce...
Outre ces actualités "marines", je travaille sur deux albums, l'un chez Futuropolis, l'autre avec Dupuis... mais je serai mieux en mesure d'en parler à la rentrée ! 
 
KLI : On patientera donc pour en savoir un peu plus !

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Le site de la revue Long-Cours : http://revue-longcours.fr/blog/

Illustrations copyright  Cailleaux et Long-Cours