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03/12/2013

LA PROPRIETE, CHEF D'OEUVRE LIGNE CLAIRE

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Si ce n’est déjà fait, procurez-vous au plus vite la dernière bande dessinée de Rutu Modan, La Propriété, publiée chez Actes Sud BD. C’est un pur chef d’œuvre !

Après le succès mondial d’Exit Wounds, son précédent ouvrage, l’artiste israélienne confirme son incroyable talent de conteuse-dessinatrice au trait ligne claire très pur et très expressif.

La Propriété nous raconte l’histoire d’une vieille dame juive qui, accompagnée de sa petite fille, revient en Pologne, sa terre natale, pour récupérer une propriété familiale qui a été spoliée par les nazis pendant la seconde guerre mondiale.

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Par les sujets qu’elle aborde, la bande dessinée de Rutu Modan aurait pu être sérieuse, douloureuse et pesante. Il n’en est absolument rien ! C’est au contraire sans pathos et sur le ton d’une comédie légère que l’auteur nous fait partager une histoire de famille bien évidemment liée aux traumatismes de l’Histoire. C’est d’ailleurs en s’affranchissant de la gravité dans le propos que l’on aurait pu attendre avec un tel thème central que Rutu Modan fait mouche et nous touche en plein cœur.

C’est la marque des grands auteurs de bande dessinée que de savoir entraîner le lecteur dans un univers d’une richesse infinie derrière une facture très simple, une sobriété dans le dessin et la mise en page. Il y a assurément un héritage hergéen dans l’approche de la bande dessinée de Rutu Modan, dans cette volonté de lisibilité tant narrative que graphique, dans ce choix de prendre le parti de l’humour pour évoquer des sujets graves, de divertir tout en faisant réfléchir.

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Comme chez Hergé, ses personnages sont tous très bien trouvés. Dans cette galerie de portraits, les figures centrales de la grand-mère israélienne aux humeurs changeantes et au caractère bien trempé et de sa petite fille pleine d’esprit d’initiative ne sont pas sans nous évoquer le tandem Haddock-Tintin dans une version féminisée et actualisée des plus réussies. Chaque personnage, principal ou secondaire, est traité avec soin, portant sa part d’ombre et de mystère et dévoilant, au fil du récit, ses arrière-pensées, ses secrets, ses failles, ses espoirs, ce qui le rend particulièrement humain.

La construction du récit est tout simplement imparable. Sans avoir l’air d’y toucher, avec une subtile habilité, l’auteur nous tient en haleine en proposant rebondissements et surprises qui dynamisent le récit. Par ailleurs, elle s’emploie à mélanger les genres avec une extrême ingéniosité : il y a à la fois du suspense, de la tension, de la romance, de l’émotion, du vaudeville dans l’aventure profondément intime qu’elle nous conte.

En résumé, vous l’aurez compris, La Propriété est tout simplement une exceptionnelle bande dessinée. Ne passez surtout pas à côté !

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Liens utiles :

- les 22 premières pages du livre sur le site de l’éditeur.

- notre entretien avec Rutu Modan lors de la parution de Exit Wounds.

09/11/2013

ENTRETIEN AVEC JUAN SAENZ VALIENTE


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Parce qu'il se veut international, notre site ouvre aujourd'hui ses portes à Juan Sáenz Valiente, auteur argentin, à l'occasion de la récente publication de Norton Gutierrez et le Collier d'Emma Tzampak, bande dessinée que nous qualifierons volontiers de néo-ligne claire, aux éditions Bang. 

L'auteur nous a fait le plaisir de répondre à quelques questions qui nous éclairent sur sa manière de concevoir une ligne claire d'aujourd'hui et plus généralement sur la "linea clara argentina". Un grand merci à lui !

En espérant que cet échange vous donne envie de découvrir cet ouvrage.

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Klare Lijn International : Norton Gutierrez contient une présentation de son auteur -voir ci-dessus - mais nous souhaiterions en savoir un peu plus. Pourriez-vous nous présenter votre parcours de créateur ? 
 
Juan Sáenz Valiente : Je trouve que la présentation contenue dans le livre est un bon résumé. Ce que je peux ajouter, c´est que j'ai dessiné toute ma vie. J'ai quitté l´université au bout de seulement trois semaines car je ne me pouvais pas envisager une carrière autre que celle de dessinateur. J'ai donc pris la décision de limiter mon talent à être dessinateur de bandes dessinées. Comme il n´y avait pas d’université pour apprendre la bande dessinée, je pouvais de cette façon justifier de ne rien étudier ! Mon entourage ne pouvait rien me reprocher ! Si j’avais peint, il m'aurait fallu entrer aux beaux-arts,  si j’avais voulu faire du dessin animé, j’aurais étudié le cinéma, mais avec la bande dessinée… 
A cette époque, au début des années 2000, le marché de la bande dessinée argentine était presque inexistant. Je suis allé au festival d´Angoulême en 2003 et c’est là que j'ai rencontré le scénariste Carlos Trillo - qui vivait à 40 minutes de chez-moi à Buenos Aires - avec qui j'ai collaboré  sur Memoires d´une vermine, mon premier album chez Albin Michel.
Quand j'ai commencé à publier sur le marché franco-belge, mes proches étaient ravis… Je faisais exactement la même chose qu’avant mais la différence était que cette fois, un éditeur, qu’ils ne connaissaient pas, l´avait vu et l´avait appréciée ! 
J'ai continué à publier et à gagner confiance. Norton Gutierrez est très important pour moi car c´est mon premier grand scénario, ma première œuvre comme auteur complet.
 

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KLI : Qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer dans la réalisation de Norton Gutierrez ? Quelles étaient vos envies ? 
 
JSV : Les facteurs qui m´ont fait arriver au port sont très nombreux. Tout débouchait sur la ligne claire. Cela semblait inévitable ! 
J'avais besoin de créer mon propre scénario, mais je me suis rendu compte que j'étais noyé dans une ambition intellectuelle qui m´empêchait d´avancer. Alors je me suis souvenu que dans ma jeunesse, je me demandais en moi- même : « Qu´est-ce que je veux dessiner ? ». Je me répondais par pur instinct et je dessinais sans problème. Alors j'ai pris la décision de me poser la même question comme point de départ. 
Comme je venais de dessiner des polars, des histoires sombres, je me suis proposé de dessiner d’autres trucs, des mondes paradisiaques et inconnus, des scènes de bagarre dans les coulisses d’un théâtre, un homme méchant qui souhaite dominer le monde, un énorme robot qui détruit une ville, des temples précolombiens abandonnés. Plus j'accumulais ces idées, plus l´histoire m’apparaissait facilement ! 
D’un autre coté, c'était ma première expérience d’écriture d’un grand scénario. J'avais peur que mon récit puisse devenir lent ou aussi ennuyeux et de ne pas avoir l’expérience suffisante pour m’en apercevoir. Dans une histoire d´aventures, la trame est très technique. Alors on peut déceler avec plus de facilité s’il y a quelque chose qui fonctionne ou ne fonctionne pas dans le scénario. En partant sur ces bases, je pouvais avancer sans peur. 
Je me suis aussi rendu compte que ce que je voulais faire devait se dérouler dans les années 50, parce qu'à cette époque il n'y avait pas de portables (on n'était pas aussi connectés qu'aujourd'hui), pas d'air conditionné (les fenêtres restaient ouvertes), pas de satellites (on croyait à la possibilité de mondes inconnus). Dans ce contexte historique, tout était mieux adapté pour les gags, l'intrigue et le monde d'aventures dans lequel je voulais me plonger.

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KLI : Le dessin de Norton Gutierrez tranche avec vos précédentes bandes dessinées publiées en France. Il s'apparente à une forme de néo-ligne claire. Pourquoi ce choix ? Parce que ce type de dessin correspondait bien à un récit d'aventures débridées comme celui que vous proposez ? 
 
JSV : J'essaye toujours que mon style ne soit pas limitant pour raconter mon récit mais tout le contraire, c’est-à-dire que le style s'adapte à l´histoire que je dois raconter. 
Et d'un autre coté, j'aime l'idée de m'imposer un défi en optant pour un nouveau style à chaque projet. 
J'ai toujours péché d'avoir un dessin très ambitieux. Avec les préceptes de la ligne claire, résumer l'œil dans un petit point et tout le reste, c'était l'opportunité d'essayer de contrôler l'ambition.
 
KLI : Est-ce que la ligne claire est un style que vous appréciez ? Quels sont les auteurs de ce courant graphique que vous avez lu et qui vous ont influencé ? 
 
JSV : Quand j'étais gamin, j'avais un album de Tintin mais je ne l'aimais pas parce que je trouvais le dessin trop simple. Jusqu'à un certain jour, vers 6 ans, où n'ayant rien à faire, je l'ai pris et je me suis surpris à l’apprécier. Ça marchait ! J'ai compris que le dessin devait être au service de l´histoire et ne devait pas s'étaler. Le dessin, c'est un esclave de la narration. La ligne claire a été inévitable pour comprendre l´essence même du dessin de bandes dessinées. 
De ce courant, j'aime principalement (et inévitablement) l'œuvre d’Hergé, aussi l'univers de Daniel Torres et celui de Moebius, bien sûr (si on peut le considérer comme étant ligne claire) mais pas beaucoup d’autres dessinateurs. Je suis très sélectif. 
 
KLI : Est-ce que vous connaissez les oeuvres de Jacobs, Vandersteen, Martin, de Moor (pour ne citer que quelques anciens) et celles de Chaland, Ted Benoît, Clerc, Swarte, Floc’h (leurs principaux héritiers) ou pas tellement ?
 
JSV : Ces bandes dessinées n'étaient pas si accessibles en Argentine comme pouvait l'être Tintin. Mon père avait des bandes dessinées franco-belges classiques et quelques éditions espagnoles des années 80 où ces auteurs étaient publiés. C'est comme cela que je les ai connus. Mais je n'ai pas été plus que cela influencé par leurs travaux même si je les appréciais.

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KLI : Par rapport à vos autres bandes dessinées, est-ce que vous diriez qu’un dessin ligne claire est plus exigeant, nécessite un plus grand soin, plus de temps… ? 
 
JSV : Au début, je pensais que la ligne claire serait plus facile à dessiner parce que les dessins sont moins complexes et les cases plus petites. Mais je n'avais pas considéré un certain nombre de paramètres :
-La netteté qu'exige l'encrage du trait ; 
-La quantité de cases par planche ; 
-Et la difficulté d'arriver à une synthèse. Bien des fois, j'accumulais les lignes sans arriver au juste trait. Je ne pouvais pas non plus camoufler mes indécisions ou mon ignorance par un trait imprécis comme j'étais habitué à le faire dans mes créations précédentes. Dans la ligne claire, la sincérité est inévitable. On ne peut pas pipeauter ! 
Alors qu'au départ, j´avais estimé que cela me prendrait un an de dessin, cela a fini par m’occuper pendant deux ans! 
Donc, je peux conclure que oui, la ligne claire, cela prend plus de temps ! 

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KLI : Même si le ton de votre ouvrage tranche avec celui d’une série comme Tintin, je trouve que Norton Gutierrez contient de nombreux clins d'œil et plusieurs références au personnage d'Hergé (la scène du Music-Hall, l'expédition en bateau, la découverte d'une île mystérieuse…). Est-ce que c'est voulu ou inconscient ? Est-ce que vous aviez les albums de Tintin ouverts sur votre bureau en dessinant ? 
 
JSV : Ce que je me proposais de faire, sans m'en rendre compte, ce n'était pas seulement un hommage à Tintin mais aussi aux univers de mes séries TV, bandes dessinées, films favoris dans le genre aventures. J'ai pris la décision de l'assumer et de ne rien inventer. Tout simplement, j'ai volé effrontément un peu à chacun et j'ai tout mis dans le mixeur. Pour dissimuler le côté Frankenstein, rien de mieux que de l'assembler avec la ligne claire comme surface. De plus, mes albums de Tintin contenaient les solutions graphiques pour résoudre tous les défis de la narration ! Alors tous ces albums m'ont effectivement accompagné, à côté de mon bureau, pendant que je dessinais Norton

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KLI : Est-ce que Norton était totalement écrit dès le départ avec un synopsis et un découpage détaillés ou bien aviez-vous simplement une trame générale à suivre ? 
 
JSV : Cela a était dessiné à partir d'un scénario complètement écrit. J’ai suivi le cours du professeur de scénario Irene Ickowics. J'ai décomposé mon récit en scènes, après en planches et ensuite en cases, tout par écrit, sans le moindre dessin. Une fois le scénario terminé, j'ai travaillé le storyboard. Et après, je n'ai pas dessiné en avançant case par case mais personnage par personnage. J'ai dessiné tous les Norton, les Lolo, etc. 
 
KLI : Quelle a été votre technique de dessin ? Sur papier ? Sur ordinateur ?
 
JSV : Pour Norton, j’ai travaillé de la façon suivante. J'ai d’abord réalisé un storyboard numérique. Ensuite, j´ai dessiné à la main chaque personnage. Après, je les ai mis en place numériquement sur le storyboard. Les décors, les voitures, les bateaux, je les ai aussi dessinés de façon numérique. Pour les décors, je savais déjà quelle serait la position de l´horizon pour dessiner les personnages dans la perspective correcte. Sur mon ordinateur, j'avais un croquis avec la suggestion très basique des volumes, des objets, des décors, mais avec la position et la dimension correctes. Je n'avais qu'à scanner les personnages et une fois ceux-ci dans la case avec le croquis de décors, je faisais des retouches pour que tous puissent coexister ensemble. Ce n'est qu'au moment de l’encrage réalisé numériquement que je dessinais les décors, avec tous les détails, sur la base des volumes suggérés par le croquis. La mise en couleurs a été également numérique.

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KLI : Comptez-vous continuer à dessiner dans ce style néo-ligne claire ? Un prochain album de Norton Gutierrez est-il envisagé ? 
 
JSV : Je m´adapte à ce que l'histoire exige. Si ce premier album reçoit un bon accueil du public, il y aura la possibilité de créer une deuxième aventure. J'en serais ravi même si cela doit passer par la ligne claire !
 
KLI : L'édition française de Norton Gutierrez chez Bang est très belle avec un grand format, un beau papier, une belle présentation. Est-ce que c’est un choix de votre part ? Est-ce qu’il a été publié de la même façon en Argentine, en Espagne… ? 
 
JSV : C'est exactement la même édition pour la version espagnole. Bang est un éditeur franco-espagnol qui publie ces livres dans les deux langues. En ce qui concerne Norton, Ed Carosia, le directeur artistique de la maison d’édition, a eu beaucoup d´influence. Avec son bon gout, il a pris la décision de le publier dans ce joli et imposant format. Je ne m’y suis pas opposé, bien sûr ! 
 
KLI : Quels sont les autres dessinateurs argentins qui pourraient être rattachés à une forme de ligne claire ? 
 
Alejandra Lunik, Pablo Zweig, Lucas Varela, Adrián Montini, peut-être... La grande différence entre le marché franco-belge et l'Argentine, au sujet de la ligne claire, c´est qu’ici cette dernière n´a jamais été populaire. Au début, seulement une petite élite de lecteurs liée à la France y avait accès. Après les éditions espagnoles sont arrivées mais elles étaient très chères. A partir des années 90, des éditions plus accessibles ont été proposées. 
Ici, on lisait les magazines des éditions Columba qui ressemblaient plus aux Tex italiens, si l'on veut chercher une référence pour la comparaison. C'est pourquoi les créations ligne claire argentines sont vraiment des phénomènes isolés.
 
Pour en savoir plus :
 
- le blog de l'auteur
 
- le site de l'éditeur

27/10/2013

CONCOURS EXEM : LES GAGNANTS

Nous remercions les nombreux participants à notre concours autour de l’affiche d’Exem pour l’exposition « Die Abenteuer der Ligne claire / Der Fall Herr G. & Co . » au Cartoonmuseum de Bâle.
 
Nous ne comptabilisons aucun sans faute dans les réponses reçues. Il est vrai que l’exercice était difficile pour des personnages peu connus en terre francophone.
 
C’est avec plaisir que nous félicitons les trois lauréats de ce concours :
 
1er prix : D. TILLIER
 
2ème prix : P. GUEDEU
 
3ème prix : J-M. CADET
 
Ils recevront prochainement un cadeau en lien avec l’exposition de Bâle.
 
Nous nous efforcerons aussi de récompenser les participants qui ont identifié plus de vingt personnages de l’affiche par l'envoi d'un petit cadeau ligne claire.

16/10/2013

DER FALL HERR G. & CO : AFFICHE, INFOS ET CONCOURS !

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Comme nous vous l’annoncions cet été, le Cartoonmuseum de Bâle (Suisse) accueillera à partir du 26 octobre 2013 et jusqu’au 9 mars 2014, l’exposition « Der Fall Herr G. & Co. », adaptation de la formidable exposition « Les aventures de la ligne claire » du festival BD-FIL 2012
 
Heureusement que nos amis suisses sont là pour honorer, dans sa globalité et dans de beaux espaces, notre chère klare lijn ! 
 
Avec la toujours amicale complicité d’Exem, nous vous présentons, ci-dessous, une version dessin de l’affiche finalement retenue pour cette exposition. Souvenez-vous qu’il y avait trois projets en lice (cf. notre note du 8 juillet dernier).

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Cette version sans textes a l’avantage de laisser voir tous les personnages et tous les idéogrammes. Elle est positivement magnifique !
 
Sachez que le dessinateur a bon espoir que ce splendide dessin fasse l’objet d’un tirage en sérigraphie comme ce fut le cas l’an passé pour celui du BD-FIL Lausanne.
 
Pour compléter votre plaisir d’amateur de ligne claire, Exem a mis à notre disposition le crayonné de son affiche ainsi qu’un autre crayonné comportant des indications sur le sens des idéogrammes qu’il a dessinés. Quel travail d’orfèvre ! Nous vous laissons apprécier.

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Un bonheur n’arrivant jamais seul, Klare Lijn International vous propose un petit concours pour célébrer cette belle exposition ligne claire.
 
Les trois premiers d’entre vous qui nous fourniront la liste la plus complète des personnages de bande dessinée cités dans le dessin d’Exem seront récompensés par des tirages liés à l’expo dédicacés par le maître-dessinateur suisse !
 
Pour participer, rien de plus simple. Il vous suffit d’envoyer votre liste par mail, avant le 25 octobre minuit, à l’adresse suivante : klarelijninternational@voila.fr 
 
Bonne chance !
 
Pour en savoir plus :
 
- le site du Cartoonmuseum de Bâle
- le communiqué de presse du Cartoonmuseum
- le site d’Exem
 
Illustrations copyright Exem & Cartoonmuseum 

02/10/2013

POUR Y VOIR PLUS CLERC AVANT LES RENCONTRES CHALAND

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En attendant de pouvoir visiter les deux expositions Serge Clerc proposées par la sixième édition des Rencontres Chaland, à partir de ce week-end, à Nérac (47), l'amateur de Ligne Clerc pourra utilement (re)visionner deux reportages autour du dessinateur-espion.

Le premier, de 2013, proposé par Télérama, nous présente l'artiste en guide de l'exposition Roy Lichtenstein au Centre Pompidou :

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copyright Télérama

Le second, de 2011, proposé par Arte lors de la parution de Spirou vers la modernité nous fait pénétrer dans l'atelier secret du dessinateur :

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copyright Arte

Ces deux reportages vous permettront de préparer au mieux la conférence Vers la Ligne Clerc qui sera proposée à Nérac, ce samedi après-midi !

PS : Un troisième reportage, de 2009, dans lequel Serge Clerc commentait l'exposition De Chirico au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris n'est malheureusement plus visible... Un petit effort, s'il vous plait, Mesdames et Messieurs d'Arte ! Il serait vraiment dommage qu'il tombe dans les oubliettes d'internet !