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28/09/2015

CONCOURS GREENWICH VILLAGE : LES GAGNANTS !

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Merci à l'ensemble des participants au concours Greenwich Village et bravo à nos gagnants français et à notre gagnant espagnol, signe que la notoriété d'Antonio Lapone dépasse les frontières franco-belges :

- Jean-Marc C. (Dordogne)

- Bernadette B. (Maine-et-Loire)

- Patrick G. (Ille-et-Vilaine)

- Bernard C. (Pyrénées-Orientales)

- Jesus A. (Espagne)

Les bonnes réponses étaient les suivantes :

1/ En quelle année, notre site vous présentait ses bons voeux avec un dessin original signé Antonio Lapone ? 2008

2/ Quel dessinateur et illustrateur français était l'invité graphique d'Antonio Lapone dans la bande dessinée Accords Sensibles chez Glénat Treize-Etrange ? François Avril

3/ Quel était le nom de la première exposition solo d'Antonio Lapone à la galerie Champaka Bruxelles ? Sentiers Nocturnes

4/ Dans le petit carnet Saturday Morning in NYC chez Alain Beaulet, à quelle heure se déroule la scène "Central Park West" ? 11H00

5/ Dans quelle revue a été publiée la première bande dessinée signée Antonio Lapone en France ? Bo-Doï

6/ Pour départager les participants ayant répondu correctement à la totalité des 5 premières questions, Antonio Lapone a choisi un nombre entre 1 et 100. Lequel ? 24

20/09/2015

GREENWICH VILLAGE : INTERVIEW ET CONCOURS LAPONE

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Couverture

Quelques mois après l'excellent Adam Clarks, Antonio Lapone, le plus belge des dessinateurs italiens, nous revient avec une nouvelle bande dessinée au ton radicalement différent et au graphisme plus cartoon, Love is in the Air, premier volume d'une série intitulée Greenwich Village, écrite par Gihef et publiée aux éditions Kennes.

Prenant pour cadre le New-York des années 60, cette comédie romantique pétillante est une vraie réussite à tous points de vue. Le dessin de Lapone pétille, le récit et les dialogues de Gihef enchantent, les couleurs d'Anne-Claire Thibaut-Jouvray illuminant l'ensemble. Autant de bonnes raisons de poser quelques questions au dessinateur et de vous proposer un petit concours avec l'amical soutien des éditions Kennes.

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Etudes pour la couverture

 

INTERVIEW D'ANTONIO LAPONE

Klare Lijn International : Pourrais-tu nous parler de la genèse de Greenwich Village ? Est-ce que c'est l'éditeur Kennes qui t'a proposé ce projet et t'a mis en contact avec le scénariste ?

Antonio Lapone : Non, c'est Gihef qui m'a contacté directement. Il est passé chez moi un après-midi en 2013. Tout de suite, je me suis demandé comment nous allions pouvoir travailler ensemble compte tenu de nos deux caractères complètement différents. Mais après avoir discuté tout un après-midi, on s’est rendu compte que nous aimions quasiment les mêmes films et notamment les comédies de Billy Wilder, celles avec Rock Hudson et Doris Day, Frank Sinatra, Dean Martin… On s’est dit que l’univers de la bande dessinée manquait de comédies romantiques. Et voila le début de notre Romantic Trip !

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Antonio Lapone, Gihef et Dimitri Kennes

KLI : Est-ce que tu as participé au scénario en demandant des changements par rapport à des séquences que tu souhaitais illustrer ou en modifiant, supprimant ou ajoutant des dialogues ?

AL : Normalement, je lis tout le scénario plusieurs fois. Dès la deuxième lecture, je commence à écrire à côté du texte, notant des idées avec des petits croquis vraiment très basiques, question de marquer et fixer telle ou telle phrase, d’enlever certains passages trop compliqués à dessiner. Sinon je cherche à rester fidèle à l'idée de base. Mais une chose est sure, on ne peut pas faire un copier-coller d'un texte, cela doit coller aussi avec mon style de dessin. Il m’est arrivé de devoir changer le découpage pour donner à la page quelque chose d'original.

KLI : Tu avais donc carte blanche pour le découpage et la mise en page ?

AL : Oui, bien sûr !

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Du synopsis à la planche définitive

KLI : Le choix de confier la couleur à une nouvelle coloriste vient de toi ?

AL : Oui, j'ai choisi Anne-Claire Thibaut-Jouvray parce que j'aime son travail, qu’on se connait depuis longtemps et que c'était la bonne occasion de faire quelque chose ensemble. J'ai juste terminé les planches avec mes trames pour donner à la bande dessinée un coté plus rétro comme déjà expérimenté dans Adam Clarks.

KLI : Pourrais-tu nous éclairer sur ton choix de dessin pour Greenwich Village ? S'il est en continuité avec tes précédentes bandes dessinées, il semble plus cartoon, plus spontané comme si tu avais voulu évoluer pour coller au récit ?

AL : Disons qu’avec mes éditeurs Dimitri Kennes et Daniel Bultreys, on a décidé de réaliser un album pour le grand public. Il m’a donc fallu arrondir un peu mon dessin, m'approcher un peu plus d’un style cartoon que j'aime en plus. C’est encore une autre étape dans mon parcours artistique, une étape à mes yeux nécessaire pour essayer de conquérir un nouveau public et pas seulement les aficionados.

La couleur a aussi joué un rôle très important. On a beaucoup travaillé avant d'arriver au bon résultat… En tout cas, j’espère que les lecteurs apprécieront notre effort !

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Extrait

KLI : Il faut donc voir dans Greenwich Village une étape supplémentaire et importante dans l'évolution de ton dessin en bd avec un détachement encore plus important de la ligne claire franco-belge de tes débuts ?

AL : Bien sûr. Dans notre métier, il est normal d'avancer, d’être toujours à l'écoute des nouvelles vagues, d’expérimenter, de jouer aussi… En tout cas, c'est mon opinion personnelle.

KLI : Est-ce que tu as mis moins de temps à réaliser une planche avec ce dessin ou bien c'est comparable à celui passé pour une planche d'Adam Clarks ?

AL : Question temps, comme toujours le début de l'album est très très compliqué pour moi. Je travaille beaucoup sur le découpage. Après je recherche les décors de façon presque maniaque. Je commence à mettre de coté des centaines de photos. J'accumule des livres sur mon bureau. J’utilise aussi internet. Je classe tout dans des fardes, réelles et virtuelles. Parfois j'imprime des images nécessaires. Là-aussi, je commence à les classer pour après tout oublier ! Et je commence à travailler avec mes souvenirs… Comme je le dis, j'aime me compliquer la vie !

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Recherches

KLI: Justement pourrais-tu nous éclairer sur ta documentation de chevet pour Greenwich Village ? On peut penser que tu as revus pas mal de comédies romantiques américaines des années 50-60 et la série Mad Men mais aussi parcouru pas mal de livres de design ou de magazines de l'époque.

AL : Pour Greenwich Village, j'ai commencé à lire différents livres sur le sujet Beatnik, la génération des années 60 dans le Village. J'ai bien aimé le roman biographique, Le Temps des Possibles écrit pas Suze Rotolo, la fille qui a partagé les débuts de Bob Dylan dans le Village en 1961. C'est elle qui tient Dylan par le bras sur la fameuse couverture du disque The Freewheelin.

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Bob Dylan par Lapone

Coté comédie, bien évidemment j'ai revu mes films préférés comme Sept Ans de Réflexion avec Marylin Monroe et Tom Ewel. D’ailleurs Bebe Newman, l'hôtesse de l'air de notre histoire, ressemble beaucoup au personnage de Marylin.

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Même l'idée de l'immeuble vient de là… Très importants aussi, les films avec Rock Hudson et Doris Day, le personnage de J.P. Diamond est en effet l'acteur Tony Randall qui joue toujours le rôle de l'ami gentil de Hudson.

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Concernant Mad Men, inutile dire qu'il s'agit d'une série culte pour moi. On retrouve les décors, les intérieurs du bureau de la Big Apple Post, les drinks, les cigarettes mais aussi les belles secrétaires de Mr Diamond…

KLI : Tu connais New-York. Est-ce que cela t'a servi pour insuffler du réel dans ta représentation de la ville ? Tu avais pris des photos de Greenwich Village ?

AL : Lors de mon voyage à New-York en octobre 2012, j'ai pris beaucoup de photos du Village. Mais pour retrouver la même ambiance qu’à l'époque du récit, il m'a fallu visiter certaines rue de Brooklyn parce que le "Village" d'aujourd'hui est devenu très bobo et n’a rien à voir avec celui des années 60.

KLI : Est-ce que le personnage du Comte italien un peu mafioso sur les bords vient de toi ?

AL : Alors là… Non pas du tout ! C'est une idée de Gihef, mais je me suis bien amusé à créer le personnage du Comte Massimo Bellocchio avec ses clichés, son arôme de romarin…

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KLI : Est-ce qu'on peut désormais considérer qu'il y a deux Lapone ? L'illustrateur qui va continuer à peaufiner des compositions uniques (dessins ou toiles) et le dessinateur de bandes dessinées qui va modérer ses envies de belles cases pour servir au mieux le récit en s'effaçant un peu du côté esthétique ?

AL : Disons que oui, je continuerai à faire de la recherche pour mes tableaux et mes illustrations et pour la bande dessinée, je vais essayer de travailler surtout sur le récit mais tout en gardant la côté esthétique car c'est ma marque finalement.

KLI : A quand le tome 2 ?

AL : Je suis déjà en train de travailler sur le storyboard. Je peux vous dire déjà le titre en avant-première : What's New Pussycat ? . Ce sera un récit un peu plus Mistery, moins Love story mais toujours avec beaucoup d'humour. Gihef a vraiment super bien travaillé. J'aime beaucoup son histoire. Surtout parce qu’elle va me permettre d'explorer de nouvelles pistes. Il y aura les toits de New York, les Galeries d'Art du Village, une charmante comtesse et… et là, je ne dis plus rien car il faut quand même garder un peu de surprise…

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Mondrian par Lapone

KLI : En attendant, il y a un Mondrian chez Glénat. Pourrais-tu nous en parler ?

AL : Mondrian sortira en 2016, normalement dans la Collection Grand Peintres chez Glénat. C'est un récit très compliqué, d'abord par rapport à la période car on se situe en 1920, une période que je commence à connaître mais où tout est différent, la mode, les voitures, les décors… En plus, je travaille à l’aquarelle sur des planches format 50x70 cm. J'aimerais créer un album important à voir aussi. Il y a de la matière sur les planches, de l'encre, parfois de la gouache, du crayon gras… A notre époque des dessins exécutés directement à la palette graphique, je dois paraître étrange quand j'arrive chez Glénat à Paris avec mon énorme farde à dessins !

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Work in progress...

L'ami Jean-Philippe Peyraud a écrit un très beau récit. On découvre l'artiste Mondrian, son univers parfois parfait et parfois chaotique, sa lutte pour survivre... J'avais vraiment envie de travailler avec Jean-Philippe car c'est un artiste que j'aime beaucoup. Il arrive à écrire des passages très forts tout en gardant de la douceur. Et encore merci à notre éditeur Frederic Mangé qui nous a permis de travailler ensemble et qui, comme toujours, a la patience d'attendre mes planches…

 

CONCOURS GREENWICH VILLAGE

Avec l'amical concours des éditions Kennes et d'Antonio Lapone, Klare Lijn International vous propose de gagner 5 albums de Greenwich Village. S'ils sont arrivés de Belgique bien abimés par endroits - nous préférons informer immédiatement les maniaques de la bande dessinée en parfait état -  chacun de ces exemplaires contient une dédicace originale du dessinateur !

Pour tenter votre chance, il vous suffit d'envoyer à klarelijninternational@orange.fr , avant le 27 septembre,  les réponses aux 6 questions ci-dessous.

1/ En quelle année, notre site vous présentait ses bons voeux avec un dessin original signé Antonio Lapone ?

2/ Quel dessinateur et illustrateur français était l'invité graphique d'Antonio Lapone dans la bande dessinée Accords Sensibles chez Glénat Treize-Etrange?

3/ Quel était le nom de la première exposition solo d'Antonio Lapone à la galerie Champaka Bruxelles ?

4/ Dans le petit carnet Saturday Morning in NYC chez Alain Beaulet, à quelle heure se déroule la scène "Central Park West" ?

5/ Dans quelle revue a été publiée la première bande dessinée signée Antonio Lapone en France ?

6/ Pour départager les participants ayant répondu correctement à la totalité des 5 premières questions, Antonio Lapone a choisi un nombre entre 1 et 100. Lequel ? Les plus proches l'emporteront !

Liens utiles :

- le site des éditions Kennes

- le blog d'Antonio Lapone

09/09/2015

LAPONE-MERVEILLE : REGARDS CROISES DE DEUX CREATEURS

David Merveille et Antonio Lapone partageant pendant un mois les murs de la Galerie Champaka Paris, il nous a semblé intéressant de recueillir quelques mots de l'un sur le travail de l'autre.  

Merci à eux de s'être aimablement prêté à l'exercice !

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David Merveille

parle d'Antonio Lapone :

"Le travail d'Antonio Lapone, c'est la machine à remonter le temps.

Je suis au pied de l'Atomium, une femme au tailleur Chanel rose me sourit, une Chevrolet ralentit et de sa fenêtre entreouverte un air de Chet Baker s'échappe.

Les dessins d'Antonio, c'est la nostalgie contemporaine, l'élégance du trait fluide, son esthétique nous transporte dans un monde idéal.
 
Quel plaisir d'exposer avec ce styliste du quotidien."
 
David Merveille

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Antonio Lapone

parle de David Merveille :

"J'aimerais bien parler de Jacques Tati, sinon pourquoi pas de Monsieur Hulot, mais j'aimerais plutôt parler d'un des mes graphistes préférés : Adolphe Jean Marie Mouron, plus connu du grand public comme "Monsieur Cassandre", le créateur des affiches publicitaires pour l'Etoile du Nord, Dubonnet ou le paquebot Normandie… 

Quand Je regarde le travail de "Monsieur Cassandre", je reste toujours ébloui par sa synthèse, les visages qui se cachent derrière des ombres, des personnages stylisés avec soin et élégance. Chaque fois c'est la même merveille… Oups, j'ai dit merveille ! Et oui, à mes yeux, Monsieur Merveille, c'est notre "Monsieur Cassandre" à nous!

Chaque fois que Je regarde ses illustrations, j'ai la même sensation de merveille et partager cette expo avec Monsieur Merveille, c'est meraviglioso !

Antonio Lapone

Vous pouvez retrouver les œuvres exposées par les deux artistes sur le site de la Galerie Champaka.

07/09/2015

TROIS BELLES EXPOS !

Pour les parisiens et ceux qui seraient de passage sur la capitale, voici trois belles expositions à venir et à ne pas louper !

 

Le deux premières auront pour cadre la Galerie Champaka Beaubourg.

Du 10 septembre au 10 octobre, on pourra y découvrir :

- des créations de David Merveille autour de Monsieur Hulot, le célèbre personnage créé et interprété par Jacques Tati, à qui il fait vivre, depuis quelques années, de nouvelles aventures épatantes dans de bien beaux ouvrages publiés au Rouergue. Le dernier en date, Monsieur Hulot à la plage, est un vrai régal pour petits et grands !

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- des planches et illustrations d'Antonio Lapone à l'occasion de la prochaine parution de Greenwich Village, sa toute nouvelle bande dessinée aux éditions Kennes. Un bien bel album dont nous vous parlerons plus en détail d'ici peu avec un petit concours à la clef !

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Le vernissage des deux expositions est prévu ce mercredi 9 septembre en début de soirée.

Plus d'infos sur le site de la galerie : www.galeriechampaka.com

 

La troisième exposition que nous souhaitons évoquer aura pour cadre le Musée Mendjisky-Ecoles de Paris.

Jean-Pierre Lyonnet y exposera, les 19 et 20 septembre, à l'occasion des Journées du Patrimoine, son portfolio sur la Villa Cavrois et d'autres créations autour de l'architecte Robert Mallet-Stevens.

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Un vernissage est prévu le vendredi 18 septembre en fin d'après-midi.

Le site du Musée Mendjisky : www.fmep.fr