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13/08/2012

BD-FIL 2012 CELEBRE LA LIGNE CLAIRE

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Affiche d'Exem pour l’exposition

Les aventures de la ligne claire

A l'occasion de sa prochaine édition qui se tiendra du 14 au 17 septembre, BD-FIL, le festival international de la bande dessinée de Lausanne (Suisse) proposera une exposition qui s'annonce exceptionnelle et incontournable sur la ligne claire.

Intitulée Les aventures de la ligne claire et préparée par les commissaires Ariel Herbez et Jean-Marie Derscheid, elle se déploiera sur 600 m2 et proposera moult originaux et documents, de Geo Mac Manus à Chris Ware en passant naturellement par Hergé et bon nombre d'auteurs que nous admirons tant sur ces pages.

Dès maintenant, en attendant de parcourir cette monumentale exposition, l'amateur de klare lijn prendra plaisir à contempler la belle affiche de l'évènement signée par le génial Exem et mettant en scène différents personnages marquants de l'histoire de la ligne claire.

D'ailleurs, les reconnaissez-vous toutes et tous ?

Au passage, pour information, le dessinateur suisse nous informe qu'il prépare actuellement avec Christian Humbert-Droz, son imprimeur préféré, une version de cette affiche dans une gamme couleur légèrement différente de celle du tirage courant. Elle devrait être proposée en sérigraphie à environ 150 ex. signés et numérotés. Avis aux amateurs !

Précisons également que l'exposition pourra être visitée dès le 7 septembre et jusqu'au 23 septembre et que le programme de BD-FIL comprendra également plusieurs tables rondes ou conférences autour de la ligne claire. Par ailleurs, plusieurs auteurs klare lijn seront présents sur les bords du lac Léman : François Avril, Ted Benoît, Exem, Ever Meulen, Philippe Wurm...

En conclusion, une exposition à ne pas rater d'autant plus qu'elle ne donnera hélas pas lieu à l'édition d'un catalogue. On ne peut pas tout avoir non plus.

Pour plus d'informations :

Le site internet de BD-FIL 2012

Le dossier de presse de BD-FIL 2012

06/08/2012

JEAN-PHILIPPE PEYRAUD EVOQUE D'AUTRES LARMES

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Nous avons le plaisir de vous proposer un nouvel échange avec Jean-Philippe Peyraud au sujet de son dernier recueil de bandes dessinées, D'autres larmes, publié chez Treize étrange, indéniablement son oeuvre la plus aboutie à ce jour.

Les six récits indépendants les uns des autres qui constituent cet ouvrage sont servis par un trait plus réaliste que les précédents ouvrages en solo de Peyraud mais aussi par des variations réussies de techniques graphiques et de mises en couleur ainsi qu'une narration et un découpage d'une grande lisibilité. 

Même s'il sait mettre en images des récits d'autres auteurs comme Marc Villard ou Philippe Djian ou proposer des scénarios de qualité à d'autres dessinateurs, nous avons tendance à penser que Jean-Philippe Peyraud n'est jamais aussi bon que lorsqu'il se retrouve seul aux commandes d'une bande dessinée.

Avec D'autres larmes, on retrouve tout son talent pour dépeindre les choses de la vie avec délicatesse et finesse. S'y ajoute une forme de noirceur et de gravité et un réel sens du suspense qui n'étaient pas aussi marqués dans ses précédentes créations personnelles.

Il faut dire que les histoires proposées ici par Peyraud sont le plus souvent dures, parfois dramatiques voire vraiment tragiques. Elles nous dévoilent des personnages confrontés à des moments forts de leur existence, à ces instants clés où tout bascule. 

Le grand talent de l'auteur est de servir ses récits avec une forme de légereté, sans lourdeur, avec un ton d'une grande justesse. Ce n'est pas de l'intimisme surfait. Il y a beaucoup de lucidité dans son regard et son approche. On est loin de la facilité. 

C'est finalement un miroir que Peyraud tend à chacun d'entre nous car derrière l'amertume, les illusions perdues, les échecs, les remords, les travers, les angoisses, le désespoir de ses personnages, Jean-Philippe Peyraud nous parle en nous renvoyant à nos propres vies. Nous ne saurions donc que trop vous conseiller la lecture de D'autres larmes, un ouvrage qui ne vous laissera pas indifférent.

Merci à Jean-Philippe Peyraud pour son accueil toujours chaleureux et sa disponibilité ainsi que pour les dessins inédits illustrant cet échange.

 

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Planche du récit

Alice hélas

Klare Lijn International : Pourquoi le choix d'un recueil de nouvelles pour votre nouvelle bande dessinée en solo ? Parce que c'est l'espace de création qui vous convient le mieux ?
 
Jean-Philippe Peyraud : C’est un format que j’affectionne tout particulièrement. En tant que lecteur, adolescent, c’est la nouvelle qui m’a fait apprécier la littérature. Au-delà de sa brièveté, c’est surtout le focus sur une situation, un personnage, des émotions que permet ce genre d’instantané qui me touche. Cette écriture brève est venue tout naturellement quand je me suis mis à raconter mes propres histoires en bande dessinée. 
Ce qui me plait aussi, c’est la façon dont les histoires réagissent entre elles. 
Certaines nouvelles de D’autres larmes auraient pu avoir la pagination d’un album one-shot. Elles n’auraient pas eu l’impact qu’elles ont, entourées des autres histoires. Comme un album de chansons, elles forment un tout.
 

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Esquisse numérique pour le récit

Tristesse passagère avec troubles du sommeil

 
KLI : Est-ce que les nouvelles composant D'autres larmes ont été conçues au même moment ? S'agit-il d'un projet global dont vous aviez une vision claire dès le départ ou bien d'un assemblage de courts récits que vous avez réalisés au fil des ans ? L'ordre de publication des bandes composant cet album correspond-t-il à celui de leur réalisation ? Est-ce que l'ordre dans lequel elles sont publiées a été réfléchi ? 
 
JPP : Je crois que tout part d’une histoire, qui en entraîne une autre puis une autre, définissant peu à peu la ligne directrice.
Lors de l’avancement du travail, j’abandonne certaines histoires – des fois, alors que je commence à les dessiner- et de nouvelles fleurissent. 
Les premières moutures datent d’il y a trois ans.
Il se trouve, qu’en plus de mes collaborations, le rachat de 13 Étrange par Glénat à Milan a ralenti la réalisation du projet.
Vous l’aurez sûrement deviné, les deux dernières histoires, Communauté de biens et Échoués, sont plus récentes. Elles sont nées pendant le dessin des quatre autres. Mais l’idée de départ de Communauté de biens est très ancienne, de l’époque de Il pleut, Je crois. Je l’avais abandonné pour je ne sais quelle raison et elle a ressurgi douze ans plus tard.

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Planche du récit

Communauté de bien

Ces deux récits ont bénéficié du temps de digestion des  précédents pour ce qui est de l’idée directrice et d’une énergie nouvelle puisque très peu de temps s’est écoulé entre l’écriture et le dessin.
Le choix de les mettre en dernier venait du fait même que ces histoires découlaient, d’une certaine manière, des précédentes.
Lame de fond est la première histoire que j‘ai réalisée pour ce recueil. C’est avec elle que j‘ai convaincu l’éditeur. Mais elle me semblait trop « dure » pour entamer l’album.
Nous l’avons donc déplacé en quatrième position, dans une sorte d’acmé avant la mini-rupture de ton des deux dernières histoires.
 

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Travail de découpage pour le récit

Lame de fond

KLI : Le ton de vos nouvelles est plutôt grave. Il y est souvent question de mort, de rupture, de déprime, d'échecs sentimentaux ou professionnels. Si l'humour peut être présent dans certaines, il n'est vraiment pas dominant dans l'ensemble. Pourquoi cet angle d'attaque ? Quelles étaient vos envies de départ ? Rompre avec vos précédents récits personnels en y insufflant une dose de noirceur inhabituelle ? 
 
JPP : Sans faire de la psychologie en carton, je suis à un âge où ce genre d’émotion est plus fréquent et plus douloureux.
Mes sujets n’ont pas vraiment varié depuis Grain de beauté ! Le romantisme béat a juste fait place à plus de réalisme. Mais pas au désenchantement. Après tout, la plupart de mes personnages vont plutôt de l’avant. Je raconte juste le moment où ils trébuchent sur un obstacle. 
Il n’y avait pas d’idée consciente de rompre avec mes précédents récits. Il n’y a d’ailleurs pas de réelle rupture, à mon sens. Juste un palier de franchi.
Cette noirceur était latente dans La bouche sèche. Elle s’est peut-être révélée lors de mes collaborations avec Villard, Djian et Alfred. Dans Le désespoir du singe, il y a désespoir ! Et beaucoup de morts.

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Planche

Lame de fond

L’envie de départ était de m’attaquer au mélodrame. C’est un genre peu usité, me semble-t-il en bande dessinée. Un genre un peu désuet, certainement, mais j’assume le côté tire-larmes du livre. Mais c’est surtout un genre qui fait appel au jeu d’acteurs et c’est ce que j’aime avant tout.
Ensuite viennent s’ajouter des envies (dessiner la plage hors saison, etc...), des contraintes imposées (faire une histoire en texte off alors que je déteste ça…).
C’est aussi le résultat d’un faisceau d’influences éparses.

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Esquisse numérique 

Communauté de bien

 
KLI : Quels étaient les livres, films, images d'autres créateurs que vous aviez en tête lorsque vous conceviez D'autres larmes ? Aviez-vous des références auxquelles vous vous raccrochiez pour rester dans la tonalité générale qui déteint sur l'ensemble de vos nouvelles ?
 
Pendant la gestation de d’autres larmes, trois auteurs m’ont particulièrement influencé.
 
Régis Jauffret dont les 500 Microfictions m’ont tenu en haleine des soirées entières. Une espèce de catalogue de situations au ton sarcastique, désespéré, outré, tendre… J’avais découvert cet auteur avec Univers, univers et Histoire d’amour (le livre le plus oppressant que j’ai jamais lu). Je lui ai piqué la manière qu’a son narrateur d’envisager sa vie au conditionnel pour Tristesse passagère avec troubles du sommeil.
 
Craig Davidson et son recueil de nouvelles Un goût de rouille et d’os, m’a littéralement soufflé. Un vrai coup de poing dans le ventre. Sa façon de faire jaillir le drame dans la vie de ces personnages, à la fois hypercontemporains et universels, m’a beaucoup marqué. C’est de ce livre que Jacques Audiard a tiré son film De rouille et d’os.
 
Et  enfin, Éric Holder. J’admire énormément la fluidité de son écriture. Notamment dans ses nouvelles au Dilletante (La belle jardinière, En compagnie des femmes). La lecture de son roman La baïne a sûrement inspiré les scènes maritimes.

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Planche du récit

Quinze minutes

 
Côté cinéma, j’ai décortiqué la narration exceptionnelle des films de Alejandro González Iñárritu.
 
J’ai également beaucoup regardé les derniers films de Pedro Almodovar, très mélodramatiques. Je suis fasciné par sa façon de nous raconter des histoires « bigger than life », comment il rend crédible et transcende la moindre intrigue de gare. 
 
Par ricochet, j’ai découvert un des réalisateurs qui l’avait influencé, notamment dans l’utilisation des couleurs : Douglas Sirk, un maître du mélodrame hollywoodien.
 
Saupoudrez le tout du cinéma de Claude Sautet (il ne se passe pas une année sans que je revoie au moins trois de ces films ou que je relise ses entretiens avec Boujut) qui a marqué à vie mon travail.
 

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Esquisse numérique pour le récit

Echoués

Pour ce qui est de l’image fixe, par le biais de blogs d’amateurs de belles images j’ai découvert tout un tas d’illustrateurs américains de revues féminines des années 60. Un magnifique livre en a d’ailleurs été tiré : Lifestyle illustration of the 60s.
 
Toutes ces œuvres n’ont pas spécialement de liens entre elles. C’est leur collision qui se transforme en moteur de l’inspiration. Quand j’entame concrètement un projet, j’ai déjà digéré une grande partie de leur apport. Je mets même un point d’honneur à changer de centres d’intérêt. Ce qui nourrira, à termes d’autres projets. 
 

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Planche du récit

Alice hélas

 
KLI : Le choix d'un graphisme plus réaliste s'est-il imposé de lui même au regard de la gravité des histoires ? L'envie de vous éloigner un peu de cette néo-ligne claire qui a marqué votre parcours solo jusqu'à présent ? De rester dans la continuité de vos adaptations de Djian ou de Villard ?
 
JPP : Le graphisme s’est imposé, effectivement au regard du ton des histoires. D’autant que je venais de finir un recueil de strips J’aimerais être un saint mais bronzé avec Marc Villard où je m’étais beaucoup amusé a aller vers un style plus « comique ». Une rupture graphique radicale a été un moyen de passer de l’un à l’autre. D’autres auteurs cultivent une porosité entre leurs univers humoristiques et « sérieux ». J’avoue ne plus y arriver. 
Je n’ai pas spécialement pensé à rester dans la continuité des adaptations de Djian et Villard. C’est venu comme ça.

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Esquisse numérique pour le récit

Echoués

Lors d’une discussion avec Jérôme Jouvray, le dessinateur de Lincoln, nous nous sommes avouée notre propension à nous éloigné de la stylisation qui définissait notre dessin à l’origine. Mon plaisir de dessinateur semble passer, pour l’heure, par des choix de mises en scène plus complexes, un dessin qui tend à plus de réalisme. 
J’aime de plus en plus travailler les masses de noires, les ombres chinoises. Cela demande un équilibre entre sobriété et lisibilité que je commence juste à explorer.
Et puis il y a cette influence des illustrateurs américains dont je parlais précédemment. Avec leur cadrage incroyable, et leur diversité de styles, ils risquent de me travailler encore un moment !

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Travail de découpage pour le récit

Lame de fond

KLI : Ce qui frappe avec ces nouvelles, c'est leur construction savante. On sent que vous avez soigné tout particulièrement le travail de mise en scène, la fluidité de la narration mais aussi une certaine dose de suspense, l'issue de vos récits étant toujours surprenantes. Le résultat est d'autant plus à la hauteur que la lecture de ces nouvelles est très plaisante et fluide. On ne sent pas les ressorts de la construction narrative. Ils sont sous-jacents. Est-ce que tout cela faisait partie de vos objectifs en créant et dessinant ces récits ?
 
JPP : Merci beaucoup. Je suis très sensible à la fluidité des histoires. Plus qu’à mon dessin, c’est à la narration que j’essaie d’appliquer le terme ligne claire.
En cela je me sens proche du travail d’auteurs comme Etienne Davodeau, Jean-claude Götting ou Jean-claude Denis.

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Travail de découpage pour le récit

Lame de fond

J’ai toujours recherché cette fluidité. Je cours après cet équilibre dans la construction d’un récit depuis mes premiers livres. C’est un but que je me fixe dès l’écriture. C’est souvent exclusivement parce que ce but n’est pas atteint que j’abandonne complètement des histoires en cours de réalisation. 
Les ressorts de la construction doivent se fondre dans la mise en scène. Pour ça, il faut jouer avec le naturel des situations, l’incarnation des personnages, le réalisme des dialogues…
L’écriture est un moment aussi important que le dessin. Il y a au final peu de marge de manœuvre entre les deux. Si j’ai bâclé une scène à l’écriture, cela se ressent tout de suite quand je passe au dessin. Le paradoxe est d’arriver à ce que le scénario soit suffisamment « libre » pour que le dessin ne soit pas une simple exécution, une redite en image.

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Travail préparatoire pour le récit

Lame de fond

KLI : La mise en couleurs s'est-elle imposée d'elle-même ? Parce que le noir et blanc aurait donné un côté trop noir à l'ensemble et que la couleur atténue la gravité par moments ? Quelle a été votre approche de la mise en couleurs de ces nouvelles ?
 
JPP : J’ai pensé ces histoires en couleurs. 
Il n’était pas question d’atténuer la gravité des récits de D’autres larmes mais de l’accompagner. Je suis très sensible à la fonction narrative des couleurs. 
Si pour des raisons économiques il avait fallu abandonner la couleur, j’aurais travaillé en niveau de gris.
Le noir et blanc me semble trop sec pour ce genre de récit. Il collait très bien à l’ambiance de Happy slapping, par exemple.
Il en est de la mise en couleur comme du reste, j‘aime la faire évoluer en fonction des projets. Depuis quelques albums je tourne autour d’une palette minimaliste et divers applications en  aplats (par zone ou épousant le trait).

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Planche du récit

Tristesse passagère avec trouble du sommeil

Sur Tristesse passagère…, la mise en couleur a une fonction narrative et architecturale. C’est elle qui, en grande partie, compose la case et structure la page.
Un procédé que j‘avais mis en œuvre dans Lui et qui trouvait écho dans cette histoire d’une femme qui invente sa vie. Le texte en off se prêtait à cet exercice plus illustratif.
Hélas, la baisse de rémunération pratiquée par les éditeurs ne m’a pas permis de faire appel à Laurence Croix, la coloriste avec qui j’aime beaucoup travailler. Il a fallu que je me débrouille. Je n’ai ni sa maîtrise, ni son culot.
 

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J'aimerais être un saint mais bronzé

chez Treize étrange

 
KLI :  Les derniers mois auront été marqué par la publication rapprochée de J'aimerais être un saint mais bronzé, un album en collaboration très marqué par l'humour assez particulier de Marc Villard, l'intégrale de Premières Chaleurs, la série qui vous a fait connaître du plus grand nombre et "D'autres larmes",assurément votre ouvrage le plus maîtrisé publié à ce jour. Quel regard portez vous sur chacun de ces ouvrages ? Ne faut-il pas voir dans cet ensemble le constat que vous êtes à un tournant de votre carrière avec plusieurs voies possibles pour vos créations futures ? Si le thème de la rupture est si souvent présent dans D'autres larmes, n'est-ce pas parce que vous êtes enclin à amorcer une forme de rupture dans votre approche de la bande dessinée ? Je vais peut-être trop loin dans l'analyse...
 
JPP : Ces trois livres expriment bien une espèce de cohérence dans leur hétérogénéité.
Plus sérieusement, je crois qu’il représente bien ma volonté de m’amuser avec ce média. Mais derrière les différentes voix (et voies), il y a un seul regard.
Le futur nous dira si je suis a un tournant mais je sais que je n’abandonnerai pas un genre au profit d’un autre. C’est là que je trouve mon équilibre interne ! Je compte bien refaire du mélodrame et de la comédie. Et m’attaquer à d’autres genres. Sous d’autres formes.
Comme j’espère multiplier les collaborations en tant que dessinateur ou scénariste.
La bande dessinée est un vaste terrain de jeu et je ne me contenterai pas de rester sur le toboggan. 
Aïe, je fais un lien entre mon métier et l’enfance… C’est grave, docteur ? 
 

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Intégrale Premières Chaleurs

chez Casterman

KLI : Quels sont vos projets pour les prochains mois ? Une bande dessinée en solo, de nouvelles collaborations, l'écriture de scénarios dans la foulée de votre expérience avec Alfred sur Le désespoir du singe, des envies de dessin et d'illustration proprement dite, des expositions... ?
 
JPP : Mon prochain livre est une collaboration et une commande. Imaginé par Yannick Lejeune et Turalo, Idées reçues & corrigées est un projet bi-média pensé pour le numérique et le papier. Il s’agit de saynètes pédago-humoristiques dont la version papier devrait sortir à Noël chez Delcourt.
 
J’ai également soumis plusieurs projets à des éditeurs. Plutôt des one-shot. Certains sont des collaborations. Je ne veux rien dire tant que ce n’est pas signé.
 
En ce moment, je nourris une espèce de fascination pour les arbres. J’ai envie de dessiner des arbres. 
 

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Recherches de couverture

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Illustrations copyright Peyraud et Treize étrange - Glénat (sauf Premières Chaleurs copyright Casterman)

17:56 Publié dans Peyraud | Lien permanent | Commentaires (0)