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04/12/2010

ENTRETIEN AVEC DELOUPY ET ALEP

 
 
 

La publication récente du second tome de Faussaires, dernier volume en date des aventures de Lucia, Max et Samuel, l'équipe de la librairie L'Introuvable, nous donne l'occasion de mettre en avant le travail du dessinateur Deloupy et du scénariste Alep, par ailleurs en charge des éditions Jarjille.

Les deux auteurs stéphanois nous ont fait le plaisir d'un entretien consacré principalement à cette série et à ce nouvel album ayant pour cadre l'univers de la bande dessinée et mettant en scène le monde des faussaires, des collectionneurs, des éditeurs et des tintinophiles, l'argument central du récit étant tout simplement la découverte d'un album inédit d'Hergé.

Nous espérons que cet échange vous donnera l'envie de découvrir leurs créations.

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Page de garde du tome 2 de Faussaires

Klare Lijn International : Pourriez-vous présenter brièvement en évoquant votre parcours jusqu'à aujourd'hui ?

Deloupy : Je suis issu de l'Atelier BD d'Angoulême. J'ai bifurqué après mon diplôme dans l'illustration publicitaire et l'édition jeunesse. Mon retour à la bande dessinée est tardif, directement lié à l'envie que nous avions Alep et moi de raconter des histoires ensemble et à la création de la maison d'édition Jarjille.

Alep : Je suis né en 1966. Je me suis très vite intéressé au dessin sous toutes ses formes et tout particulièrement à la bande dessinée. Pour assouvir ma passion, j'ai entrepris des étude d'arts plastiques. Je suis devenu illustrateur indépendant et intervenant auprès des enfants pour faire partager ce goût de la BD. J'ai participé en 2002 à la création d'un village du livre à Saint-Romain-la-Motte (42). J'ai multiplié les interventions en milieu scolaire, les fêtes et les marchés du livre. Je suis co-auteur, avec Deloupy, des albums Comixland, L'introuvable et Faussaires (2 volumes).

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Portrait des deux auteurs
par Deloupy

KLI : Pouvez-vous nous dire quelques mots des éditions Jarjille, de votre implication dans cette structure et de vos projets éditoriaux ?

D : Je suis l'un des trois fondateurs de Jarjille éditions avec Alep et Alain Brechbuhl. Nous publions peu, par choix, essentiellement des livres où le texte et l'image sont imbriqués et racontent quelque chose, illustrations, bandes dessinées, photo, etc... Jarjille existe depuis 2004. Nous fonctionnons avec un réseau de librairies indépendantes, en accordant 40 % de remise aux libraires en achat ferme. Sans diffuseur, choix mûrement réfléchi qui nous accorde une grande liberté de publication. La maison d'édition s'est agrandie avec la collection BN², une collection de petits formats (14x14) et de 12 pages sur l'enfance.

A : Nous avons choisi un statut associatif qui nous a permis d'éditer des livres que nous aimions et que nous étions prêts à défendre. Nous avons choisi de ne pas prendre de distributeur afin de pouvoir rémunérer correctement le travail des auteurs et des libraires. Nous avons fait le choix de publier des livres d'images, au sens large, ce qui nous permet de créer des passerelles entre les mondes du dessin, de l'écriture et de la photo. Après 6 ans d'exercice, notre catalogue comprend 25 titres, dont de nombreux jeunes auteurs mais aussi des talents confirmés comme Gilles Rochier, Simon Hureau... Nous continuons à grandir en prenant chaque année un peu plus d'importance !

KLI : Deloupy, vous développez différents traits dans vos travaux publiés à ce jour. Quelles sont les contraintes et les plaisirs de chacun d'entre eux ? Quel est celui que vous préférez ?

D : C'est pour moi comme une écriture, chaque projet est abordé graphiquement de manière différente. Pour simplifier, j'aime le trait du pinceau. Tout mes styles dérivent de ce geste au pinceau qu'il soit jeté comme pour les histoires publiées sur mon blog, plus maitrisé comme pour Comixland, ou intermédiaire dans la série Faussaires... Aucun n'est  contraignant. Je n'en préfère aucun. Chacun d'eux est au service du projet que je dessine.

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Extraits de Comixland

KLI : Comixland était marqué par un trait ligne claire plutôt esthétique. Pourquoi avoir fait le choix d'un dessin moins directement inspiré de la ligne claire pour L'introuvable et les deux Faussaires ?

D : Comixland est un livre d'illustration. Il y a pour moi une grande différence entre réaliser une illustration où je prends du temps, où je fige un peu mon style, dans laquelle le lecteur pourra se perdre, fouiller et détailler, bref, regarder plutôt que lire... et une bande dessinée. De plus, c'est un travail court, contrairement à la bande dessinée qui demande plusieurs mois voire des années parfois, pour être terminée. L'introuvable est ma première BD. J'ai conscience qu'elle est loin d'être parfaite tant graphiquement que narrativement mais il me tenait à cœur de la «finir», d'aller au bout et de considérer cet album comme une base sur laquelle j'allais m'améliorer et modifier certaines de mes approches du dessin. C'est un trait réaliste dans le sens où je dois rendre compte d'une certaine réalité urbaine. C'est un dessin construit, documenté, élaboré où les personnages doivent exister, vivre et auquel le lecteur doit croire. Mais je tenais à ce qu'il reste vivant. J'espère y être arrivé avec la deuxième partie de Faussaires.

KLI : Pourquoi ne pas l'avoir envisagé dans le style jeté et plus personnel de Sans commentaire ou Avec des frites ?

Le style jeté de Sans commentaireAvec des frites, ou des histoires que je publie actuellement sur mon blog - Pour de vrai, pour de faux - est plus intuitif, plus émotionnel. Avec cette façon de travailler, je souhaite qu'il y ait le moins de temps possible entre l'idée de note et la mise en ligne, avoir le moins possible d'autocensure ou de recul sur ce que je raconte. C'est une façon de travailler assez incompatible avec un récit comme celui de Faussaires, un polar où tout est imbriqué et construit et pensé jusqu'à la résolution finale.

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Aperçu du style "jeté" de Deloupy

KLI : Est-ce que votre scénariste était demandeur d'un dessin en particulier ?

D : Alep n'intervient en rien dans mes choix graphiques mais c'est mon premier lecteur et l'un des plus exigeants. Son avis et son regard comptent beaucoup.

A : Le dessin de Deloupy, son univers graphique progressent énormément d'album en album. Pour information, je réalise la mise en couleur en posant les ambiances colorées sur lesquelles Deloupy vient poser les ombres et les lumières.

KLI : Vous faites référence à bon nombre d'ouvrages ligne claire dans vos albums. En quoi la ligne claire est importante pour vous ? Quels sont les auteurs de ce courant graphique qui vous ont marqué ? Quels sont vos albums de chevet ? En quoi vous rapprochez-vous de ce style et qu'est-ce qui vous en sépare ?

D : Enfant, je n'ai eu entre les mains que des albums ligne claire, des Tintin, Spirou etc... C'est donc le style vers lequel je me suis naturellement tourné lorsque j'ai commencé à dessiner. Hergé est une grosse influence d'où découle directement l'histoire de Faussaires même si mes lectures actuelles sont très éloignées de ce trait. Je rejoins d'ailleurs l'avis de Dupuy et Berbérian sur le sujet de la ligne claire. Cette rigueur ou raideur souvent associée à ce trait ne me plait pas ! Je préfère le dessin des premiers Tintin noir et blanc, avec leur trait un peu mou, à ceux de la fin, trop propres et bien léchés des studios Hergé. A la tendance actuelle dans la bande dessinée au retour vers une ligne claire un peu froide, tracée à la règle, je préfère les expériences graphiques d'un Emile Bravo, d'un Stanislas, d'un Frédéric Peteers, d'un Charles Burns, d'un Mathieu Bonhomme...

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Planche extraite du tome 1 de Faussaires

KLI : Saint-Etienne oblige, Chaland revient souvent dans vos albums. L'avez-vous connu, rencontré, pratiqué ?

D : Chaland est une lecture tardive, adulte. Non, je ne l'ai malheureusement jamais rencontré. J'ai appris sa mort lorsque j'étais à Angoulême. C'est un auteur que l'on m'a conseillé de lire, ce que j'ai fait avec plaisir pour Le jeune Albert, F52, ou Adolphus Claar. Chaland reste tout de même pour moi un grand créateur d'images. Ses sérigraphies, par exemple, sont des exemples formidables d'images narratives.

KLI : Il est manifeste que votre trait s'affirme progressivement au fil de vos albums. On sent néanmoins qu'il se cherche encore. Comment arriver à se dégager de ses influences et affirmer un style propre ? Comment parvenir à ne pas être "suiveur" mais bel et bien créateur ? Quel regard critique portez-vous sur votre propre travail jusqu'à présent ? Vous entourez-vous d'avis extérieurs pendant la réalisation de l'album ?

D : J'ai conscience d'avoir beaucoup progressé sur les trois albums de la trilogie L'introuvable mais je reste extrêmement critique sur mon travail et si j'ai maintenant une vision un peu plus claire de l'endroit où je souhaite arriver, il est certain que pour mes futurs projets, mon «style» va encore évoluer et aller vers un peu plus de liberté. La notion de style propre m'importe peu, je préfère celle d'unité. En cela, les avis extérieurs sont utiles et nécessaires, tout comme le retour des lecteurs.

KLI : Quelle est votre méthode de travail ? Est-ce que vous allez chercher le trait juste, via des calques, dans un croquis fouillé et chargé ou bien le juste trait vient tout de suite à vous ? Pratiquez-vous le repérage photographique ou le croquis in situ ?

D : Je crayonne beaucoup pour les attitudes des personnages, sur des carnets, sans cadrer. Je scanne, j'aggrandis, je réduis et cadre à ce moment là, en fonction du story-board établi avec Alep. J'encre ensuite à la table lumineuse, directement au feutre-pinceau. Les décors proviennent soit de mes carnets de croquis, soit de reportages photos ! Je pratique très souvent le croquis in situ, mais plus souvent pour le plaisir que pour les besoins d'un projet. Le travail de la couleur est fait conjointement avec Alep.

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Planche extraite du tome 2 de Faussaires

KLI : Quelles sont les contraintes ou les avantages du travail sur un format à l'italienne ? Pourquoi ce choix ?

D : C'est la liberté d'être à la fois auteur et éditeur que de pouvoir choisir les formats les plus appropriés aux livres que l'on souhaite faire. Ce choix du format italienne est venu en amont du projet par goût et par plaisir d'une narration panoramique sur deux strips. C'est parfois un peu contraignant  pour les fins de page et limite un peu les grandes cases. Mais c'est un format extrêmement efficace, très feuilletonnesque et donc parfait pour une histoire à rebondissements.

A : Pour nous, la bande dessinée se doit d'être à l'horizontal, à l'exemple des éditions italiennes de Corto Maltese, le dessin étant ainsi mieux mis en valeur.

KLI : Est-ce que le fait de publier Faussaires en deux parties a été une contrainte ou un choix délibéré ? Est-ce que cela a influé sur votre scénario ?

A : L'édition en deux tomes était une contrainte économique que nous avons utilisé dans l'esprit des albums doubles d'Hergé - L'affaire Tournesol / Le temple du soleil, Le secret de la licorne / le trésor de Racham le Rouge - dans l'objectif que le lecteur ne puisse pas deviner la fin de l'histoire à la lecture du premier album.

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Couverture du tome 2 de Faussaires

KLI : Vos couvertures sont plutôt originales et se démarquent des standards BD. On pourrait d'ailleurs considérer qu'elles sont presque en décalage avec le contenu de vos albums et pas assez "bande dessinée". Est-ce que vous avez envisagé de proposer de belles couvertures inspirées des bandes dessinées des années 1940-1950 avec des illustrations pleines de mystère, de belles typos, le nom des héros... ?

D : J'accorde une importance énorme aux couvertures. C'est d'ailleurs souvent sur ce simple élément graphique que l'on décide d'ouvrir un livre chez le libraire. J'ai choisi d'aller vers une sorte d'épure avec un jeu à deux ou trois personnages et un élément intriguant. A partir du moment où le dessin est le même qu'à l'intérieur, je n'ai pas l'impression d'un décalage... Quant à des «couvertures à l'ancienne», c'est une option que nous n'avons même pas envisagée, la trilogie L'introuvable ne s'inscrivant pas du tout dans une optique passéiste.

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Case extraite du tome 2 de Faussaires

KLI : N'avez-vous pas le sentiment que l'insertion d'images, de visuels, de typos réalisés à l'ordinateur dans certains de vos dessins mériterait d'être abandonnée ? Je trouve que l'album figurant en couverture de Faussaires 2 vient parasiter l'image par son côté très informatique. Idem pour l'affiche du Monde à l'intérieur de l'album et les autres représentations du Réseau Trentin.

D : Je suis d'accord en partie avec vous sur les typos et l'affiche du journal Le Monde. En partie seulement parce que j'avais un problème à résoudre qui était justement cette «fausse» couverture de Tintin. Dans la première partie de Faussaires, représenter le dos des Tintin en couverture et page de garde ne me posait pas de problème parce que c'est une image qui est dans l'inconscient collectif et donc immédiatement identifiable. J'ai par contre passé beaucoup de temps à dessiner cette fausse couverture et à faire en sorte que l'on puisse la confondre avec une «vraie»... La représenter à l'échelle devenait impossible parce qu'elle aurait perdu de sa précision, de sa force et je souhaitais que le lecteur l'identifie bien comme une anomalie, ce qu'elle est.

KLI : Je crois que vous œuvrez pas mal dans l'illustration jeunesse. Est-ce que vous développer là-aussi un trait ligne claire ou bien est-ce un espace de liberté pour tester différentes approches graphiques ?

D : Je travaille en ce moment essentiellement pour Bayard sur Les détectives du temps, une série de romans jeunesse. Mon approche graphique reste assez proche d'un trait ligne claire assez classique et c'est pour moi effectivement un bon laboratoire.

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Illustration pour Les détectives du temps

KLI : Quelles sont vos envies pour vos prochaines réalisations ?

D : J'ai plusieurs projets en tête : la version longue de Crotteman, mon BN², une histoire d'anticipation politique sur plusieurs albums et également la suite de mon autobiographie dessinée. On réfléchit bien sûr avec Alep à poursuivre les aventures de Max et Lucia mais nous n'en sommes qu'au stade des intentions...

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Extrait de Crotteman

KLI : Alep, quelles étaient vos intentions de départ avec L'introuvable et Faussaires ? Rendre hommage à la bande dessinée, à certains auteurs du passé, au travers de fictions ? Créer des albums principalement orientés vers les collectionneurs de bande dessinée et les libraires ?

A : Nos intentions de départ était de créer une série avec des personnages attachants et différents de ceux déjà vus dans d'autres ouvrages. Etant amateurs et non collectionneurs de BD, nous avons fait vivre nos héros dans ce milieu, ce qui nous a permis en effet de rendre hommage à certains auteurs dont nous apprécions le travail.

KLI : Concernant le scénario, je trouve l'idée de base très intéressante mais un peu gâchée par endroits. J'ai notamment décroché avec la séquence des passages télé dans le premier volume et les affiches du Monde ou la conférence de presse d'Angoulême dans le second. Cela fait un peu "gros" de voir les médias s'intéresser à un album inédit d'Hergé alors que rien n'est avéré ou vérifié. Est-ce que vous n'avez pas l'impression d'avoir forcé un peu trop le trait et qu'un peu plus de mesure aurait servi la crédibilité du récit ?

A : Vous êtes le premier à nous dire cela. La plupart de nos lecteurs pense que nous sommes en-dessous de la réalité de ce qui se passerait si un tel événement avait lieu. Avec Deloupy, nous avons regardé attentivement un certain nombre d'emballements médiatiques où un conditionnel bien placé dans une phrase était la seule garantie de certitude dans les propos de certains journalistes.

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Page de garde de la première partie de Faussaires

KLI : On sent chez vous un intérêt marqué pour la période de l'occupation déjà au centre de L'introuvable et évoquée dans Comixland. Pourquoi inscrire vos récits contemporains autour d'événements de cette période ?

A : C'est un hasard si nous faisons allusion à la période de l'occupation dans ces deux albums. Nous avons d'autres projets qui n'évoquent en rien cette époque. Mais il est vrai que nous parlons du milieu de la BD qui a pris son essor un petit peu avant et surtout après la seconde guerre mondiale... 
 
KLI : Quel a été le déclic pour
Faussaires ? Donner vie à l'hypothétique existence d'un album inconnu de Tintin (déjà évoquée dans des planches de Ceppi pour le numéro d'A SUIVRE publié à la mort d'Hergé) ?

A : Le déclic s'est produit pour moi lors de la parution des nouveaux Blake et Mortimer. Je me suis souvenu d'interview de Jacobs et d'Hergé souhaitant que leurs héros cessent leurs aventures à leur disparition. Et je me suis posé des questions sur le respect de la volonté des auteurs et sur les réalités économiques. De nombreux autres exemples se sont produits depuis... 

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Planche extraite du tome 1 de Faussaires

 
KLI : Le deuxième tome terminé, ma réflexion a été de me dire que vous preniez quand même quelques risques avec Moulinsart. J'ai noté avec intérêt que Philippe Goddin était cité dans les remerciements. Quel a été son retour sur votre projet et son implication ?

A : Non, je ne pense pas que nous prenions des risques avec Moulinsart. Nous racontons avant tout l'histoire de nos personnages. Nos remerciements à Philippe Goddin concernent l'excellent travail de biographe d'Hergé qui nous a beaucoup servi pour situer notre aventure dans un contexte historique. Il se trouve que Philippe Goddin a depuis découvert les aventures de Max, Sam et Lucia, et qu'il les a appréciées pour notre plus grand plaisir...

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Ex-libris pour L'introuvable

KLI : J'apprécie toujours autant vos allusions un peu critiques sur la "collectionnite" obsessionnelle d'une part non négligeable des amateurs de bande dessinée. Je vous trouve par contre bien indulgent avec les libraires spécialisés qui ne manquent généralement pas de défauts en tous genres... Est-ce que vous êtes issu de l'univers de la librairie BD ?

A : Non, je n'ai pas de rapport avec la librairie BD. Si je suis indulgent avec les libraires, c'est qu'en tant qu'éditeur, j'ai pu toucher du doigt les réalités d'un métier difficile, souvent fait par des passionnés, même s'ils sont de moins en moins nombreux face aux grandes surfaces du livre. En ce qui concerne les collectionneurs, j'inviterai tous ceux qui se sentent concernés par cette détestable maladie, à prendre une dose de vaccin Comixland réalisé par le laboratoire Jarjille. 

Pour en savoir plus :

Le site des éditions Jarjille : www.jarjille.net

Le blog de Deloupy : http://zacdeloupy.canalblog.com/

Jarjille Editions
22 rue Emile Littré
42100 Saint Etienne
France

Illustrations copyright Deloupy, Alep, Jarjille et Bayard

15:43 Publié dans Deloupy | Lien permanent | Commentaires (0)

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