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21/02/2015

ENTRETIEN AVEC ULF K

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La publication récente de Der anfang nach dem ende - en français, Le début après la fin - le dernier ouvrage de Ulf K nous donne l'occasion de revenir vers ce talentueux dessinateur pour quelques éclairages.
 
Nous vous invitons à vous procurer ce magnifique livre sans paroles autour de la mort qui est tout à la fois drôle et touchant. La version originale allemande chez Edition 52 propose les 48 planches d'Ulf K uniquement en recto dans un format à l'italienne fort original. Elle est accompagnée d'un tiré-à-part signé par l'auteur reprenant le dessin de couverture. Superbe !

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Klare Lijn International : Votre nouveau livre est la reprise d'un récit que vous avez publié dans la presse allemande au cours de l'année 2009. Pouvez-vous évoquer cette publication ? Aviez-vous à fournir un strip chaque semaine ? Appréciez-vous de travailler avec un délai à respecter et l'obligation de réaliser une planche de bande dessinée dans un temps imparti ?

 
Ulf K : L'histoire a été conçue  pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ). Elle était publiée du mardi au vendredi. Je devais donc livrer quatre planches chaque semaine. Au début, j'avais une avance de quelques semaines. Mais en raison d'autres travaux que je devais réaliser en parallèle, je me suis retrouvé avec seulement deux jours d'avance dans les dernières semaines de publication. C'est dans ces moments là que vous développez encore plus de respect pour ces dessinateurs qui doivent dessiner un strip quotidiennement. 

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KLI : Le sujet de votre livre est encore la mort. Comment pouvez-vous expliquer que ce soit le thème principal de vos créations en bande dessinée ?
 
UK : Je ne suis pas vraiment en mesure de l'expliquer. La mort est quelque chose qui appartient à notre vie. On peut donc dire que je crée en quelque sorte des histoires  sur la vie. J'aime les vieilles images de "la danse macabre", qui étaient un moyen pour les gens d'expliquer ou de comprendre la mort. D'une certaine manière,  je fais la même chose. Depuis que j'ai commencé à créer des histoires avec la mort, elle s'avère un personnage que j'ai toujours plaisir à gérer. Il a deux côtés. Parfois, il est mélancolique et parfois il peut être très cynique. Tout comme moi. Au fil du temps, la mort est ainsi devenue un personnage très personnel.

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KLI : Est-ce que le choix de bandes dessinées silencieuses, sans aucun dialogue, est une  évidence pour vous ? Quelle est l'origine de cette préférence ? Un goût pour le cinéma muet ?  Une affirmation de la puissance du dessin pour exprimer les sentiments des personnages ?
 
UK : Quand j'ai créé mon premier récit sans paroles, c'était parce que je détestais écrire des dialogues. Mais il s'avère que cela fait beaucoup de sens pour moi de créer des bandes dessinées de cette façon. J'ai toujours cherché à réaliser des dessins simples et clairs et je me suis rendu compte que cela convenait parfaitement avec des histoires sans paroles. Parce que vous devez être très clair et très simple pour les raconter. J'aime cela et c'est une voie très naturelle pour moi. Les humains n'ont pas commencé avec un système de lettres. Pour fixer leurs premières impressions, les hommes se sont servis  d'images et non de mots. Donc créer des récits sans paroles est une manière très archaïque de raconter des histoires. D'ailleurs je ne comprends pas pourquoi, à l'exception du livre pour enfants, il est si difficile de vendre des bandes dessinées sans paroles. C'est à croire que ce sont les adultes qui ont un problème avec cette approche. Je le suppose car en ce qui les concerne, les enfants apprécient.

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KLI : Lorsque vous dessiniez vos strips pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung, pensiez-vous aux jeunes lecteurs ? Est-ce que cela vous a contraint pour le traitement de certaines séquences ? 
 
UK : Dem Ende Der Anfang n'a pas été créé pour les enfants. Le principal public du journal est un lectorat adulte. Peut-être que certains d'entre  eux ont montré le journal à leurs enfants mais je n'ai pensé à eux lorsque je dessinais ce recit. 
 
KLI : Quand j'ai lu votre livre, j'avais à l'esprit l'œuvre du dessinateur Jason. Appréciez-vous ses créations ? Percevez-vous une proximité avec son approche de la bande dessinée ? Le thème de la mort est un point commun entre vous mais aussi votre graphisme qui est assez voisin. 
 
UK : Je connais évidemment les œuvres de Jason. Je les apprécie énormément ! Nous avons été présentés il y a quelques années - cela devait être en 1999 - à Angoulême. Je ne connaissais pas alors son travail et je pense que la personne qui nous a présentés l'a fait parce qu'elle pensait que nous avions quelque chose en commun. Il est embarrassant pour moi d'être une personne qui a du mal à rester en contact avec les autres. J'ai rencontré à nouveau Jason, un an plus tard, à l'occasion d'un festival à Tournhout. J'ai d'ailleurs acheté deux de ses livres (des éditions encore en norvégien). Depuis, je n'ai pas eu l'occasion de le revoir ou d'être en contact avec lui.
Ce que j'aime dans ses œuvres, c'est qu'il ne dessine  pas de longues histoires. À une époque où la bande dessinée a tendance à se développer de plus en plus sur de longs récits, il est appréciable de voir quelqu'un comme Jason privilégier les histoires courtes.

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KLI : La couverture de votre livre est magnifique avec cette réinterprétation très ligne claire de L'île des morts de Böcklin. Pourquoi ce choix ? 
 
UK : Utiliser cette image était évident pour moi. Elle apparaît à plusieurs reprises dans l'histoire. En conséquence, lorsque j'ai commencé à réfléchir à la couverture, l'idée de l'utiliser s'est imposée rapidement.
 
KLI : Votre livre est vraiment très beau avec un format original. Aimez-vous les bandes dessinées au format inhabituel?
 
UK : Oui. Vous aurez toujours le problème de les placer dans votre bibliothèque mais c'est ce qui fait de «vrais livres», des livres différents des e-books.

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KLI : Quels sont vos prochains projets de bandes dessinées ?
 
UK : Je travaille sur quelques nouveaux livres pour enfants. Je viens de terminer un livre d'images intitulé Juri, der Weltraumpilot mettant en scène un jeune astronaute.  Je vais maintenant commencer à travailler sur une bande dessinée en collaboration avec Marc Lizano qui écrit les histoires. Ce sera une sorte de remake des vieilles histoires Vater und Sohn de O.E. Plauen (édité en français par le Seuil en 199 sous le titre Père et fils). Nous allons proposer de nouveaux récits avec ces personnages. 
 
Liens utiles :
 
- le blog de Ulf K
 
- le site de Edition 52
 
Illustrations copyright Ulf K et Edition 52
 

19/01/2015

LA BELLE LIGNE CLAIRE DE JEAN-MICHEL TIXIER

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Illustration de Jean-Michel Tixier

pour M

Depuis le mois d'octobre dernier, l'illustrateur Jean-Michel Tixier tient dans M, le supplément week-end du journal Le Monde, une chronique dessinée intitulée "ligne de mire".

Comme vous pouvez le constater avec ce beau portrait d'Hergé publié dans le numéro du 10 janvier, il nous propose un dessin d'une très pure ligne claire.

Nous vous conseillons donc vivement de suivre de près les créations futures de cet artiste de talent.

Dans l'immédiat, une visite sur le site de son agent Talkie Walkie vous permettra d'admirer plusieurs de ses travaux graphiques.

Illustration copyright Jean-Michel Tixier - Talkie Walkie - Le Monde

07/01/2015

NOIR

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Pas de ligne claire aujourd'hui. Le noir s'est abattu sur le dessin de presse, la bande dessinée et la liberté d'expression. Solidarité avec les victimes, pensées à leurs familles et soutien à la rédaction de Charlie Hebdo.

01/01/2015

BONNE ANNEE KLARE LIJN 2015

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Nous vous adressons nos meilleurs voeux de bonne et heureuse année avec une illustration originale du talentueux Hugo Piette, dessinateur de Poncho et Semelle (Sarbacane), de Varulf (Gallimard) et contributeur à nos yeux bien trop occasionnel au Journal Spirou (petit message à l’attention de Frédéric Niffle).

Un grand merci à lui d’avoir aimablement accepté de signer de son trait ligne claire impeccable et résolument moderne notre carte 2015 !

Nous profitons de cette première note de l’année pour vous inviter à découvrir sa dernière bande dessinée pour la revue Professeur Cyclope. C’est à lire ici et c’est épatant !

En nous souhaitant de découvrir plein d’autres belles créations ligne claire au fil des douze prochains mois.

21/12/2014

SELECTION DE NOEL

En cette période de fêtes de fin d’année propice aux cadeaux, nous vous proposons une petite sélection de beaux ouvrages pour faire plaisir à l’amateur de ligne claire.

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JACOBS 329 DESSINS (Dargaud)

Il s’agit du plus beau et du plus complet recueil de dessins du Maître du Bois des Pauvres qu’il nous ait été donné de voir jusqu’à présent. Un peu comme si la Fondation Jacobs nous ouvraient ses portes blindées !Comme son titre l’indique, il nous offre à découvrir plus de 300 originaux d’Edgar P. Jacobs (portraits, crayonnés, croquis, illustrations...) dont plusieurs inédits en suivant la chronologie de parution des aventures de Blake et Mortimer. On y retrouve toute la minutie de ce grand dessinateur, son sens de la composition, la magie de son trait évolutif au fil des ans. C'est absolument splendide et remarquable avec, ce qui ne gâte rien, d'excellents commentaires de Daniel Couvreur sur les œuvres présentées. Attention, ce livre est un collector à tirage limité (2999 exemplaires). On espère que d’autres trésors nous seront proposés, sous la même forme, dans un proche avenir.

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Ne gâchez surtout pas le bonheur de l’heureux bénéficiaire de ce beau livre en lui offrant l'insipide Bâton de Plutarque, dernière fausse «aventure» de Blake et Mortimer d’après E.P. Jacobs. En effet, tout sonne faux dans ce produit commercial de fin d’année : un scénario abracadabrantesque d’Yves Sente, un dessin peu inspiré et beaucoup trop rigide du talentueux André Juillard, au trait pourtant si vivant dans ses croquis, certainement très contraint par les délais fixés par l'éditeur – Etienne Schréder, l'auteur des calamiteuses dernières planches du précédent opus, a pris en charge l’encrage de l’ensemble de l’album – et une mise en couleur plutôt fade de Madeleine de Mille.

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INTEGRALE ROCK de Serge Clerc (Dupuis)

Après l’Intégrale Phil Perfect en 2012 et avant l’Intégrale SF, Serge Clerc continue de revisiter son passé avec Intégrale Rock, compilation de la quasi-totalité de ses créations autour de l’univers musical (bandes dessinées, dessins de presse, pochettes de disque, affiches de concert, illustrations diverses, crobards...). Ce beau livre de près de 400 pages, superbement édité par Dupuis, dans une version numérotée et signée à 2500 exemplaires, est indispensable à tout amateur de l’univers Rock et BD du dessinateur espion. En effet, il comporte outre bon nombre d’inédits et de pépites graphiques, des commentaires du dessinateur sur certaines d'entre elles ainsi qu'un texte d'introduction fort intéressant accompagné de bon nombre de clichés historico-rocks !

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Il n’en demeure pas moins que nous souhaiterions voir Serge Clerc abandonner son costume d’archéologue de ses propres créations pour nous proposer, de temps en temps, quelques vraies nouveautés ! Ceux qui ont eu la chance de le croiser à l’occasion de dédicaces savent bien qu’il ne manque pas de carnets remplis de dessins, études et croquis épatants !

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LA BELLE VIE de Floc’h (Seuil Jeunesse)

Retrouvez l’inimitable trait de Floc’h et son talent de conteur so british dans La belle vie, son dernier ouvrage aux apparences de livre jeunesse publié au Seuil. Comme dans Une vie exemplaire et Où mène la vie ? , ses deux précédents titres chez Hélium, l’auteur nous invite à une sympathique promenade que nous qualifierons de joyeusement philosophique. Au programme : de belles illustrations grand format accompagnées de textes sobres et choisis.

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L’auteur – qui s’y met une nouvelle fois en scène - nous invite à rentrer dans son univers en nous tendant la main dès la première page du livre. C’est au travers du parcours d'une petite fille que nous allons découvrir un monde merveilleux fait de rêves et d’aventures extraordinaires. Certes, à la fin du livre, la fillette et nous lecteurs quittons Floc'h pour revenir à la réalité. Mais nous avons fait un beau voyage. Un livre illustré qui enchantera petits et grands !

L’amateur inconditionnel de l’oeuvre du Maître regrettera simplement, d’un point de vue graphique, de retrouver bon nombre d’attitudes et de situations déjà vues dans ses précédents ouvrages. On sait que Floc'h aime la répétition mais un peu de renouveau serait toutefois appréciable.

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LE NOEL DE MARGUERITE de India Desjardins et Pascal Blanchet (La Pastèque)

Comment ne pas évoquer ici le dernier livre du talentueux Pascal Blanchet, déjà auteur de plusieurs pépites toutes publiées à La Pastèque (La Fugue, Rapide Blanc, Bologne, Nocturne). C’est avec grand plaisir qu’on replonge dans son univers graphique élégant et vintage avec Le Noël de Marguerite, un conte de Noël écrit par India Desjardins.

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Les deux auteurs nous propose une belle rencontre avec une personne âgée qui vit retirée du monde et des autres avec son intérieur pour seul univers. Jusqu'à ce qu'un évènement imprévu, le jour de Noël, vienne perturber ses habitudes... C’est beau, sobre, touchant, absolument magnifique. Ce n’est pas pour rien que ce livre a obtenu le Prix Ragazzi (catégorie Fiction) au dernier salon international du livre jeunesse de Bologne. Il le mérite amplement.

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BIENVENUE A MARIPOSA de Stephen Leacock & Seth (Nouvelles Editions Wombat)

Nous vous conseillons un roman magnifiquement illustré par Seth. Bienvenue à Mariposa est un classique de la littérature canadienne anglophone – Sunshine sketches of a Little Town en version originale - jusqu’alors resté inédit en français. Il est signé Stephen Leacock (1869-1944), un canadien surnommé le "Mark Twain canadien" qui aura su mener de front deux carrières aux antipodes, celle d’universitaire reconnu en économie politique et celle d’auteur de livres humoristiques ou d’essais théoriques sur l’humour littéraire. L’ouvrage nous dévoile les tribulations de plusieurs habitants de Mariposa, une ville fictive de l’Ontario, à la fin du XIXème siècle.

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Dans la postface qu’il signe, Seth écrit à propos de l’ouvrage que c’est "un texte brillant, drôle et très, très élaboré, l’oeuvre d’un homme à la fois intelligent et complexe". Il ajoute : "Ce livre fait partie d’une très petite poignée de mes favoris, que je relis régulièrement. Pourquoi je l’aime à ce point ? Eh bien, ce n’est pas seulement parce qu’il est drôle. Je pense que j’aimerais ce texte tout autant s’il était moitié moins drôle. Fondamentalement, je suis attiré par autre chose : comment le décrire ? Son caractère abouti peut-être, ou un certain sens du lieu. Leacock nous livre dans sa totalité un petit monde, dont il a «établi le plan »pour nous. Le lecteur découvre Mariposa pas à pas : d’abord l’hôtel, ensuite le salon de coiffure, puis le quai, le presbytère, l’église, et ainsi de suite. Dans le même temps, on nous présente de manière tantôt formelle, tantôt informelle les habitants de la ville, dont certains seront des protagonistes importants de l’histoire et d’autres de simples personnages secondaires. Une fois le livre achevé, on a l’impression d’avoir visité Mariposa comme si un de ses résidents, voyant que nous étions étranger, nous avait pris par le bras et nous avait servi de guide, nous promenant dans la ville en nous racontant tous les potins".

Qui mieux qu’un nostalgique tel que Seth aurait pu mettre en images un tel univers, lui qui déploie aussi, en trois dimensions, une ville imaginaire, Dominion, faite de bâtiments en carton ? Comme à son habitude, l’auteur de Palooka Ville nous offre de splendides illustrations et un design graphique d’une extrême beauté. L’ouvrage édité par les nouvelles éditions Wombat est tout simplement superbe. Avec lui, pas besoin de paquet cadeau !

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LA FEMME LEOPARD – Tirage de Luxe – de Olivier Schwartz et Yann (Dupuis)

S’il est encore disponible – le tirage n'est seulement que de 499 exemplaires numérotés et signés – complétez votre liste au Père Noël avec ce tirage exceptionnel de la dernière aventure de Spirou et Fantasio par Schwartz et Yann. Cette version magnifie tout simplement le dessin ligne claire de ce digne héritier de Jijé, Franquin et Chaland.

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On peut y admirer, en grand format, les planches encrées noir et blanc mais aussi les planches crayonnées présentées en vis-à-vis ainsi que plusieurs pages de croquis, d’aquarelles et d’illustrations inédites. Magnifique !

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SUR LES CHAPEAUX DE ROUES d'Exem et Ariel Herbez (Séries Rares)

Après Le Grand Plongeon, premier volume déjà évoqué sur ces pages du catalogue raisonné des aventures d'Exem au pays des affiches, vous pouvez désormais offrir à l'amateur de klare lijn le second catalogue dernièrement publié par Séries Rares.

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Conçu sur le même modèle, de même format, il couvre la période 1991-1994. Toujours accompagné de commentaires pertinents et éclairants d'Ariel Herbez, il offre à voir toute la palette graphique et les différents styles développés par Exem, artiste qui ne saurait être cantonné à la seule ligne claire.

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L’INTEGRALE UDERZO 1951-1953 (Hors Collection)

Vous nous direz « Uderzo, ce n’est pas de la ligne claire ». Et nous vous répondrons : « Vous avez raison mais ce n’est pas une raison suffisante pour ne pas évoquer ce très beau livre ». Conçu par Philippe Cauvin et Alain Duchêne, ce second volume de l’Intégrale Uderzo propose de découvrir les créations du dessinateur d’Astérix sur les années 1951-1953, période qui sera particulièrement marquante pour lui dans la mesure où sa route croisera celle de ses deux principaux scénaristes, René Goscinny et Jean-Michel Charlier.

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Au programme des réjouissances de ce gros volume : des bandes dessinées avec des épisodes des aventures de Belloy, Oumpah-Pah, Jehan Pistolet, Marco Polo mais aussi des illustrations étonnantes dans un style très réaliste pour des rubriques de savoir vivre dans la presse féminine ! Plus de 400 pages de planches restaurées avec soin, d’illustrations rares ou inédites, de documents d’archives. Que demander de plus ? Un troisième volume très rapidement !

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Si avec ces judicieux conseils certes un peu tardifs, vous n'arrivez pas à faire le bonheur de l'amateur de ligne claire, c'est que vraiment vous faites preuve d'une mauvaise volonté évidente.

Joyeux Noël à toutes et tous !